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jeudi 22 décembre 2011

Commencer par convoiter son prochain, ça finit mal

Nous sommes toujours dans l’attente du bateau qui doit nous amener sur le Continent pour le compte de la guilde de l’Epée et du Compas, réunification de deux précédentes guildes excellant dans le mercenariat et l’exploration. Malgré que la réunification date, il y a toujours un fort sentiment d’identité et d’appartenance pour l’un ou l’autre courant. Elle compte près de 173 guildiens et plus de 1 400 compagnons.


Dans l’auberge où nous résidons nous tuons le temps en menant fort train de vie ce qui n’est pas sans attirer les convoitises de personnes mal intentionnées. L’un des serveurs semble porter un intérêt à nos personnes et richesses. On l’apostrophe pour le mettre en garde de ne rien tenter ou il lui en coutera ! Mais la personne ne cille pas et le projet ne semble pas être abandonné.


Car il ne faut que peu de temps pour que je suis victime d’une attaque de 4 forbans armés d’épées courtes alors que je prenais mon bain. Ni une ni deux, je n’obtempère pas à leur demande et bondit de ma bassine pour me saisir de mon arme et hurler après mes compagnons. Rapidement, ils arrivent alors que j’arrive malgré le surnombrage à en blesser un gravement. Une fois arrivés, nos assaillants sont mis à terre. L’un deux parvient à s’enfuir. Alors que Bjorn et Bianca tentaient de faire parler leurs hommes, le mien sans mot dire se met à passer à table et à tout déblatérer sur son commanditaire. Il s’agit de Coulam un marchand peu scrupuleux qui semble détrousser régulièrement de riches touristes et officie dans le quartier des docks. Ni une ni deux nous décidons de lui faire une visite de courtoisie.


Sur place, il s’agit d’un bâtiment qui possède pignon sur rue. Des hommes à l’intérieur semblent discuter autour de livres de comptes, de cartes. Aux abords des livres de comptes, des cartes, aucune marchandise ; ça ne semble pas être un entrepôt. On y ferait de l’import-export même si les hommes présents ont plutôt la dégaine de membres de la pègre. A notre arrivée, un homme s’enfuit très vite rattrapé par Bjorn et moi-même. On défonce la porte et l’homme est retrouvé assommé derrière. On le réveille prestement et on lui indique poliment et sans violence qu’il cesse de s’en prendre à nous, sinon il lui en cuira. Nous prévenons notre hôtelier fort confus et qui se chargera des cadavres et blessés … Il nous offrira quelques jours en dédommagement et fait appel à un serveur typé vigile.


Un soir plus tard, nous mangeons dans un restaurant gastronomique et stylé possédant des thermes attenantes. On remarque très vite que la salle se remplit de clients à l’air et à la dégaine louche. Nous en référons au serveur et souhaitons prendre congé. Celui-ci ne s’inquiète pas et indique que des hommes sont disposés à intervenir s’il le fallait. Alors que nous étions au beau milieu du restaurant, une douzaine de personnes s’apprêtent à se lever de table et s’arment d’épées courtes. On arrive tout à chacun à ne pas se faire toucher, à un décimer une bonne partie quand interviennent les cuistots. Nous partons d’un air décidé, en toucher deux mots définitifs à Coulam.


Là-bas le bâtiment est vide et Bianca paie un serveur grassement pour obtenir un rendez-vous avec lui. On le file discrètement. L’homme discute sur le pas de la porte et s’en retourne. Bianca et Bjorn décident de défoncer la porte et rentrer. A l’intérieur, c’est richement meublé et décoré. A l’étage, quand ils passent la porte barricadée, il n’y a plus rien !


Et pour cause, il s’est faufilé par la fenêtre pour rejoindre la rue. Là, malgré ma tentative d’être discret, il me remarque et hurle et sort son arme. Des lumières s’allument aux alentours et je lui coupe le souffle d’un coup de pied dans son plexus solaire. Bjorn se carapate tandis que Bianca passe par la fenêtre et l’achève d’une dague plantée dans la gorge. On s’en retourne tous et ne seront pas importunés par ces « incidents »… sauf que notre hôtelier nous a gentiment demandé de changer d’établissement.


Au final, notre bateau quelque peu en retard est annoncé au port, on s’apprête à appareiller pour le Continent ! Notre engagement commence et notre vie de guildien débute.

jeudi 8 décembre 2011

Fin d'années académiques

Nous sommes revenus poursuivre notre écolage, formation académique. A la fin de notre cursus, vu nos aptitudes, nous avons reçu plusieurs propositions personnellement adressées en dehors de propositions faites à la fin d'année et qu'on peut sélectionner suivant un ordre de points obtenus.


Nous optons pour l'intégration future à une guilde importante qui nous fournira un salaire confortable (4 000 à 5 000 guilders d'écume par an), des possibilités d'apprentissage de compétences et Machinations. Nous la quitterons après 6 ans pour fonder notre propre guilde. Nous choisissons une guilde plutôt versée dans le mercenariat et l'exploration. Mais on aurait toujours l'occasion d'établir nos propres affaires et réclamer certaines parts de butin sans empiéter les plats de bande de notre guilde. Nous pré-signons un protocole d’accord.


Bjorn et moi-même nous faisons baptisés suivant les rites d’Ashragor à la grande joie du jeune prêtre officiant de notre promotion. Mon nouveau nom Ashragor sera Kenzaï. Je veille à me faire inscrire comme Ashragor à la sortie de l’Académie. Bjorn et moi nous nous marions avec nos épouses respectives suivant les rites ashragors. Il y a quand même une bonne quarantaine d’ashragors présents.


Mon épouse Alionor n’accouche pas malgré les temps dépassés. Cela pourrait arriver semble-t-il ? Elle finira par s’habituer à ce surpoids et à sa condition physique, ayant en tout cas grand appétit sans pour autant changer de morphologie. Cela va durer ainsi des années jusqu’avant notre embarquement pour le Continent. Dans l’entre-deux, j’apprends quelques Tours ashragors notamment celui qui permet de conserver les corps car je m’inquiète pour elle, même si Alionor voit cela paisiblement comme la destinée voulue par Ashragor pour elle.


Nous arrivons à la remise des guilders constellés - chaque guilder une fois en possession de son propriétaire possède une prédiction à son dos - à Twalika. Tous les élèves sont là, les professeurs aussi et 4 représentants du Sénat de la Constellation. Ceux-ci vont accaparer l’attention par la suite de nos professeurs et de plusieurs personnes. Parmi elles, deux ashragors qui se réjouissent de la primauté inter-Maisons qui s’est illustrée par ces mariages mixtes et semblent être venus ici pour en faire la promotion, notamment du choix qui nous a guidé. Ces derniers étaient aussi au courant de nos allégeances prêtées à Tohol et se réjouissent qu'elles aient été confirmées. Pour ma part, je n’hésite pas indiquer mon choix pour Ashragor. Bjorn contourne la question et n’apporte pas de réponse au Venn’Diss et Gehemdal qui s’en souciaient. Il s’en suit un énorme banquet assez orgiaque où tous les excès (nourriture, boisson, sexe) sont permis entre les professeurs et anciens élèves.


Un élève felsin réclame le Takshir de Bianca lors d’un duel. Le lendemain matin, un coup magistral et fatale est évité de justesse par Bianca et celle-ci porte alors son attaque sur son adversaire décontenancé par le fait qu’elle s’en soit préservée. Elle finira par le garder. On apprendra que ce dernier n’a pas signé avec une guilde et est parti sur le Continent pour réparer les torts et injustices…


On écrit des lettres à nos divers parents pour les informer des dernières nouvelles (mariage, promotion, signatures auprès d’une guilde prestigieuse, etc.). Tous sont dans l’ensemble très réjouis et contents. Ma tribu est beaucoup plus réjoui. Le grand-père de Bjorn indique qu'un possible "pardon' est possible et qu'il sera contacté. On attend notre bateau de Twalika à Port-Franc puis à Port Makaer.

samedi 15 octobre 2011

Révélation d’Alionor, retour à Kumar et fin d’année académique

Assiégés, on passe la nuit dans ce bâtiment ulmeq. Ce dernier est construit en pierres massives posées les unes sur les autres sans maçonnerie. Mais il n’est pas possible de les disjoindre ou les briser pour s’enfuir. On effectue une veille à tour de rôles et pensons forcer le siège au matin pour s’enfuir dans la jungle. Bianca remarque qu’on s’active au dehors et on a placé un objet devant la porte mais il est impossible de discerner ce que c’est en regardant sous l’embrasure de la porte.

Au matin, avant que nous chargions, on nous propose de participer à des jeux. Ces derniers sont cérémoniels et le vainqueur est sacrifié à la gloire des Feux du Ciel et du Fils du Ciel. Les jeux sont durs et brutaux. Un âpre combat nous y attendra sais-je. Cette perspective ne nous enchante guère. On leur crie qu’on refuse et Alionor sur le côté ouvre la porte et Bjorn et moi nous tenons devant tandis que Bianca armée de dagues s’apprête à les lancer. Surprise devant nous, se tient une palissade bois qu’on a assemblée avec du cordage, dressée la nuit durant.

Nous nous mettons à couper les cordages et refermons la porte quand Bianca voit un ulmeq lancer une sorte de fumigène irritante. Nous répétons l’opération jusqu’à finir par tomber devant 2 guerriers armés derrière leurs immenses pavois. Ce sont tous des guerriers ulmeqs sacrés. Derrière eux se tiennent deux autres hommes armés de cette sorte d’arme d’hast typique et réservée à cette classe d’élite.

On ricoche sur ce pavois et on ne parvient pas à forcer le passage. De même, ils n’y arrivent pas. Ils finissent par s’intercaler en manœuvrant une défense du bouclier et un coup soudain des hommes tenus en arrière. De même en se coordonnant, ils avaient permis à des hommes placés sur des piédestaux de nous atteindre de leurs bolas. Là, d’autres hommes roulent comme on a déjà pu voir précédemment sur le côté et nous commençons à être surnombrés. J’ai déjà reçu deux coups magistraux qui ont bien failli me coûter la vie. Alionor tente sans succès et difficilement à refermer la porte. Pour ma part, je me rends et invite Alionor à faire de même. Elle poursuit sa manœuvre et Bjorn et Biance poursuivent le combat bien décidés à ne pas se rendre quitte à rester sur le carreau.

Alors qu’elle tentait de repousser les hommes placés derrière la porte, elle se fait attaquer et reçoit un magistrale coup qui la transperce de l’épaule jusqu’au cœur et elle s’écroule poussant un cri strident, inhumain. Et pour cause, une sorte de lumière étincelante émane de son corps pour s’estomper et envelopper toute la pièce d’une noirceur opaque surnaturelle. Plusieurs personnes ont le sang qui leur coule de tous les orifices et beaucoup s’enfuie. Dans la noirceur personne ne bouge et on attend les bruits de succion d’une créature nimbée dans l’obscurité. A la fin quand les bruits semblent s’estomper, je me précipite au chevet d’Alionor à tâtons, comme Bianca. Le noir finit par se résorber comme absorbé par le corps d’Alionor elle-même. Elle a survécu. Elle ouvre les yeux, déboussolée. Ceux-ci sont d’un noir profond. Ce qui est très dérangeant et perturbant ne sachant pas bien où son regard porte. La créature semble s’être sustenté des cerveaux de ses victimes.

Dehors, plus un bruit. On sort : personne. Seuls 4 cadavres morts sacrifiés jonchent au pied de la pyramide. Nous partons emportant Alionor fort blessée. Seul à seul, elle finit par m’expliquer qu’un démon « partage » son corps et occupe une partie de son esprit. Elle peut échanger avec lui et c’est de lui qu’elle tire la connaissance de ces tours. Cela me trouble quelque peu mais l’amour est plus fort que tout. D’ailleurs, depuis longtemps, je sais déjà que démons et ashragors dans leur culture sont assez intimement liés.

On décide de revenir au point que nous avions quitté précédemment avec le professeur ulmeq. Il nous faudra une bonne semaine de route voyageant assez lentement. A la moitié du chemin, on arrive à un village et demande la confirmation de la route à suivre. Nous avons récupéré armes et armures et avons pris soins de bien les dissimuler et de placer un bandeau autour des yeux d’Alionor pour ne pas attirer l’attention ou l’opprobre. On finit par rejoindre le bâtiment de l’académie. Sur place, il n’y a qu’un intendant et adjoint ulmeqs qui s’informent de notre cas. Une semaine plus tard, nous apprenons qu’il nous faut rejoindre Kumar. On loue une charrette et une malle pour entamer le trajet.

On arrive à un village dans lequel nous faisons halte. Les hommes sur place nous proposent un job payant. Nous refusons voulant éviter des problèmes avec les autorités. A la demande d’Alionor, Bianca, elle et moi pratiquons une cérémonie à la gloire d’Ashragor et pouvons constater que bien qu’aucun de nous ne soit un prêtre que le rituel de la pierre sacrificielle semble fonctionner et qu’une partie importante du sang versé est bue par la pierre.

On arrive aux abords de Kumar. Nous atteignons un poste de gardes typique. Ceux-ci s’informent sur nos identités et motifs de visite. Ils s’intriguent au sujet des yeux bandés d’Alionor. Baragouinant en ulmeq, j’indique qu’elle est blessée. Bianca finit par conforter mes dires en faisant croire que ces paupières sont encore ensanglantées.

La ville de Kumar se dresse bientôt devant nous majestueuse. Elle n’a pas cette forme et structure typique des villes et villages ulmeqs. Elle se trouve au pied d’un immense volcan et une route permet de la rejoindre. Elle est bordée par les quartiers pauvres, sorte de bidonvilles. Des marchands vendent de tout aux abords et veillent à la « sécurité » des passants, garant de leurs affaires. Après on pénètre le quartier des affaires qui traitent entre autres du souffre. Ensuite majestueux se dresse le quartier riche : marbre blanc, pierres de taille, métal, etc. C’est le luxe et l’opulence.

A l’académie, sur place, un vieil ulmeq guildien nous accueille. Il est seul. Il nous annonce que l’écolage pour cette année (9 mois) est fini. Nous disposons de 3 mois de permission. Nous pouvons vaquer à nos occupations ou éventuellement accepter de travail pour une guilde. Le professeur ashragor Zathan Schlok a marqué de l’intérêt pour nous. On nous propose un travail sur le Continent pour la Guilde du Noir Destin (spécialisée dans les épices).

Je remets le takshir d’Iman mort dans la jungle, dévoré par des fauves, à un enseignement felsin qui me remercie pour mon respect de leur culture. J’espère qu’il en tiendra compte.

Quant à l’abandon dans la jungle, ça semble être l’épreuve finale de l’année académique à laquelle nous avons été confrontés. Il fallait bien y survivre comme ça peut arriver en « vrai » d’être perdu en plein jungle.

mercredi 28 septembre 2011

Un temple perdu au beau milieu de la jungle et des ulmeqs pas très amicaux

L’ambiance après l’attaque des léopards est tendue, Bianca voulant absolument savoir les tours que pratique Alionor et n’hésite pas à la traiter de menteuse ce qu’elle ne prend pas mal a priori, plutôt conciliante. J’essaie pour ma part d’en savoir plus sur sa prêtrise, mais elle m’indique que c’est un peu plus compliqué et qu’elle m’en parlera seul à seul. Je lui souhaite bonne nuit et me réjouit qu’il ne lui était rien arrivé. Bjorn et Vasco se rétablissement doucement. Nous organisons un tour de garde.


Une fois que Bianca et moi sommes endormis nous faisons le même rêve. Nous avons eu l’occasion à notre réveil d’en parler et mettre en commun nos sensations. Nous sommes réveillés par nos plus proches parents. Nous sommes dans notre village sur le Continent. Le soleil de Nocte éclaire la scène. Ils nous indiquent avoir été marqué par un démon. Bianca réclame des éléments prouvant leur identité sachant que les rêves peuvent être grandement manipulés par les Rêveurs ulmeqs.


Mon père me fait par d’une Pacumba particulière qu’il a érigée au sein même de la place centrale du village autour des maisons primitifs. En effet, remontant mes souvenirs, ça parait plausible. La mère de Bianca lui fait part d’une expression typique de sa ville d’origine dont elle lui avait dissimulé le sens grossier. Nous sommes alors d’accord de poursuivre la conversation.


Ils nous racontent qu’un démon les a attaqués pour obtenir des informations à leur sujet et nous demande si nous en sommes pour quelque chose ? En effet, Varank a probablement fait appel à ce démon pour nous proposer le marché des thermes qui consistait à annuler le mariage. Ils en prennent note et nous leur demandons où ils se trouvent. Ils nous indiquent être allés un peu plus loin que la fin de la Route d’Orion. Peut-être un peu trop loin, à leurs mines inquiètes alors qu’ils disparaissent alors que nous étions à l’instant attirés par une autre scène. En avaient-ils trop dit ?


Nous poursuivons la route qui nous semble parfois très large et arrivons en vue de notre village. Nous y retrouvons nos parents qui semblent ne plus se « souvenir » de la conversation que nous avons eu et semblent très contents de notre statut de guildien et que je me sois marié. Nous restons tous deux prudents suspectant peut-être une certaine manipulation. Nous prenons des « marques » et « repères » pour singulariser nos rêves et éventuellement en savoir plus sur la localisation de nos parents. Mon père à ma demande me dit que ma mère mène une course à Port Mac Kaer et qu’elle arrivera par la suite. Bianca interroge sa mère au sujet de Menlos et n’apprend rien de plus qu’elle ne savait déjà. C’est alors que nous nous réveillons.


J’escale les arbres pour atteindre leur sommet et prendre quelques repères pour orienter notre chemin du retour. J’arrive sans encombre tout en haut et remarque la montagne où se trouve la station thermale que nous avions quittée et plus loin, une autre montage et assez proche le sommet d’un temple typique ulmeq.


Pendant ce temps, Bianca discute avec Alionor sur ces Tours quand elle l’a surprend toucher de manière suspecte le cadavre de Paco. Elle se rend compte qu’il est maintenant rigide. Elle apprendra qu’elle a usé d’un Tour ashragor et qu’elle en possède un autre qui permet d’invoquer un démon repoussant un animal – ce qui lui a peut-être valu de ne pas être attaquée par les léopards précédemment. Bianca semble satisfaite de la discussion.


A mon retour au sol, j’explique le topo et me range à l’avis de Bianca que nous ne pouvons pas ramener le cadavre de Paco dans cet état même si l’intention d’Alionor était bonne. On se met alors à brûler le cadavre de Paco et nous recueillons une opale. En effet, à la place de chaque ulmeq incinéré subsiste une pierre de qualité et valeur égale à son sens moral.


On arrive en vue du temple, je remarque qu’il y a beaucoup de krylns (scarabées) aux abords. On se met à monter les escaliers du temple pour disposer d’un point de vue et se reposer à l’abri du petit édifice qui surplombe une vaste terrasse.


Là, des prêtes officiaient à un sacrifice humain et deux gardes descendent à notre rencontre. Ils commencent par nous attaquer mais une fois que l’un d’entre eux est tombé au sol et l’autre déjà blessé par moi-même ; ils proposent de rompre le combat et demandent nos identités et se proposent de soigner nos blessés et de nous conduire à la route qui mène vers un village.


Ils nous font rentrer dans un bâtiment avec un artisan-médecin qui prétexte devoir chercher de l’eau pour se précipiter au dehors d’une pièce sans issue dans laquelle ils nous avaient amenés pour que les 3 gardes sur place tentent de refermer la double-porte et nous y enfermer, prisonniers.


Prestement Bjorn et moi-même avançons vers la porte tandis que Bianca cale une dague au sol pour bloquer l’une d’elle. Une porte sur deux est fermée. Bjorn tente seul de la repousser face aux deux gardes qui poussent de toute leur force de l’autre côté tandis que je fais rempart de mon corps au 3ème qui aurait bien embroché Bjorn de son arme d’hast. J’arrive même à le toucher. La situation s’éternise et Bianca profite pour caler quelques dagues dans les charnières.


Finalement, on me projette un petit pot contenant une poudre blanchâtre qui me brule assez fortement et ils relâchent leur force pour faire s’emporter dans son élan Bjorn qu’ils attendaient tous les trois. Bjorn revient vers la pièce qui sert autant de prisons que de pièce faisant office de donjon pouvant tenir un siège et ils se mettent alors à fuir. J’arrive à en toucher un assez gravement. Nous décidons de rester ici, nous trouvons des vivres, de l’eau et nous bouchons les arrivées d’air pour éviter d’être enfumés. Nous voilà barricadés dans la structure où ils pensaient nous maintenir prisonniers.

mercredi 14 septembre 2011

Enfin mariés, non sans quelque difficulté

Après que les uns et les autres se soient remis de leur émotion, soignés, nous nous apprêtons à reprendre le cours de la cérémonie de mariage. Trois professeurs sont encore présents. Mais un bruit détourne notre attention.


Une créature démoniaque et monstrueuse aux allures et aspects déformés de Varank s’avance vers nous. Très vite, la plupart des gens s’enfuient. La créature avec ses longs bras aux longs ongles dorés et acérés comme des lames de rasoir en pourfend un d’un revers de main griffue. Nous profitons de sa lente avancée pour lui décocher des javelots ce qui n’a pas à l’air de beaucoup le toucher. Ceux-ci pendouillent lamentablement dans sa peau cuirassée. Bianca tente alors avec succès de viser son œil et arrive encore à lui ficher une dague dans la gorge pendant que rageusement et douloureusement, il essayait de retirer le javelot de son œil.


C’est alors qu’il se met à bruler ‘d’une flamme bleue qui nimbe tout son corps et se met à ramener, ramasser une boule de feu entre ses mains. C’est le signal pour une fuite éperdue en ce qui me concerne ou une mise à couvert prudente pour Bianca. A peine, suis-je passé le cercle de roulottes qu’une roulotte s’embrase derrière moi. Je me mets à tourner autour du campement circulaire. Pendant ce temps, Bianca ira ramasser un javelot et tentera de se poster pour essayer de lui décocher un deuxième trait dans l’œil restant. Pendant que je courrais, il a couru dans l’autre sens et nous nous retrouvons face à face. Je dois mon salut à une course effrénée et à un saut à l’intérieur du camp pour éviter la boule de feu qu’il me destinait. Coincé à l’intérieur, il se met à arroser de flammes les roulottes extérieures qui s’embrasent comme des torches. Je quitte prudemment l’endroit et Bianca se poste à peu près cachée pour tenter de lui décocher son javelot dan l’œil restant.


C’est alors qu’elles voient se débusquer et se mouvoir ces gardes d’élite du Fils du Soleil avec leurs armures impressionnantes. Ils évoluent comme un seul homme et se ruent à l’assaut. Elle profite de l’occasion pour lui viser le javelot en plein dans son œil restant. Ça sonne l’hallali pour lui quand tous les hommes se précipitent pour le rouer de coups.


Nous sommes alors emmenés pour interrogatoire au sein de la cité, proche du temple du Fils du Soleil dans une annexe attenante. Un certain Akol nous interroge tour à tour en nous demandant qui était ce démon, sur le mariage, sur notre choix religieux. Pour le moment, je décline être un fidèle d’Ashragor ; ce sera pour plus tard… Cela outre Bianca qui garde le silence. Ensuite, il demande si une invocation a été pratiquée. Ceci met très mal à l’aise Alionor qui sanglote et finit par avouer qu’elle a convoqué un démon-messager au début de son séjour à l’académie pour faire venir son frère pour la chercher, tant c’était dur pour elle. Son frère l’a protégée aussi du mariage forcé qui la menaçait. Il semblait avoir fait valoir cet argument pour la faire quitter l’académie… Il a dû croire qu’elle était manipulée pour refuser de venir à elle-même si je le trouvais assez « contre » notre mariage. Je suis un peu triste qu’elle ne m’en a pas fait part de tout cela auparavant. Akol poursuit son interrogatoire de manière serrée et centrée sur Alionor qui semble à deux doigts de craquer. Bianca et moi demandons si ce n’est pas bientôt fini cette séance de torture psychologique. Il se ravise et nous demande si nous avons des liens ou connaissances avec les Fils de Nocte. Nous lui faisons part de ce que nous en savons. Il nous interdit de poursuivre nos rencontre de combats clandestines car des Fils de Nocte s’y entraineraient ce qu’il désapprouve. Nous sommes ensuite relâchés.


A notre retour la population ulmeq veut se venger de toutes ces exactions sur les Ashragors de l’académie. Mais très vite leur colère semble se détourner et se diriger contre la communauté Kheyza qui pleure ses morts et a trouvé refuge au sein des thermes qu’elles occupent. Je décide d’intervenir et ne pas laisser commettre pareille révolte sur une communauté qui a déjà beaucoup souffert. On hèle le groupe mais notre connaissance du langage ulmeq ne nous permet pas de discuter grand-chose jusqu’au moment où les leaders réclament la tête de Bianca. S’ensuit un refus qui entame les hostilités. Tous nous optons pour faire tomber ceux qui viendraient se frotter à nous. Lassés, ils finissent par partir et battre en retraite ; leurs esprits de velléité étant quelque peu refroidis.


Il s’en suit une semaine de veille pour les kheyzas défunts à laquelle je participe et qui se termine par le brûlage des corps et le midrach et le reste de la communauté ne comprenne toujours pas ma volonté de me marier avec une ashragor mais face à la détermination d’Alionor, ils se réjouissent du « triomphe » de l’amour et la cérémonie est célébrée. Assez courte, elle sera suivie d’un banquet et d’une nuit de noce mémorable. Mais un message de l’académie nous rappelle à l’ordre surtout qu’il a été décidé de plier bagage et de rejoindre la jungle profonde.


Notre professeur ulmeq nous fait subir un train d’enfer, course effrénée dans la jungle sauvage. Nous nous relayons pour porter les sacs des plus faibles, notamment ceux de Vasco le Venn’Dyss et Paco un intouchable ulmeq et d’Alionor. Le felsin superbe combattant refuse de prêter main forte arguant nos liens avec la Maison Ashragor… Bianca et moi avons tenté de lui faire comprendre que l’entraide devait primer mais rien n’y a fait. Je pars mécontent promettant qu’il ne devra jamais attendre mon aide. On se fait bien vite distancer et on perd de vue le professeur et le felsin imbu de sa personne. Le soir arrivant, on décide d’établir un campement. On s’organise assez bien.


Mais au cours de la nuit, des bruits suspects se font entendre tout autour de nous, puis le silence qui ne présage jamais rien de bon. Alionor et moi, de garde entendons un cri précédent des bruits de combat au loin. Bianca et moi nous nous y rendons par la suite. On retrouve le corps du felsin seul mort, déjà dévoré par des félins aux comportements bizarres et hostiles qui ne tardent pas à nous entourer, nous bloquant quelques temps pendant qu’un assaut est donné sur notre camp !
Nous nous y précipitons. Une fois sur place, Paco a succombé, Vasco et Bjorn sont blessés gravement. Les félins s’en vont aussi vite qu’ils ne sont arrivés. Pendant que Bjorn et Bianca montent des feux aux coins de notre campement, au loin, je vois Bjorn mener un conciliable secret avec Bianca. Notons que Je me suis emparé du takschir du felsin pour le rendre à sa famille… le jour où je la retrouverai… dans un premier temps même si le rendre permettrait d’apaiser les esprits et ferait preuve de respect pour leurs pratiques.


A leur retour, Bianca s’interroge sur le fait qu’Alionor est saine et sauve et demande si son frère aurait pu lâcher une malédiction sur nous. Elle s’interroge sur ses pouvoirs d’invocation mais Alionor ne veut lâcher aucune information laissant sous-entendre qu’elle doit être une prêtresse pour pouvoir lancer des sorts. Tout ceci, cette ambiance de mystère et de cachoterie agace au plus au point Bianca qui décidemment n’aime pas ce genre d’attitude comme certains « secrets » qui entourent la communauté kheyza.

mercredi 31 août 2011

Mariage de Jarod controversé

Le noble gehemdal Ulrik Van Schleebeuk (?) avec lequel nous avons sympathisé et sommes entrainés au combat à deux armes a fini sa cure et est reparti dans ses terres sans nous lancer une cordiale et chaleureuse invitation pour lui rendre visite en son château situé non loin d’une ville au nord semblant être à l’embouchure d’un fleuve.


Nous avons cours de Diplomatie avec un ulmeq très impliqué et très bien instruit en la matière. Il se trouve être attaché auprès du Sénat des Constellations. Bianca profitera d’une fin de cours pour l’interroger au sujet de Menlos. Celui-ci la met en garde de ne prononcer ce nom à quiconque. Mais devant son insistance et pour quelque peu étancher sa soif de connaissance, et éviter d’interroger le tout-venant à ses risques, il lui livre quelques données supplémentaires.


C’est une organisation ashragore – même si quelques personnes ashragors se font appeler ainsi ?- où les membres placent l’intérêt de celle-ci au-dessus de toute autre considération, en ce compris de leur propre Maison. Il y aurait des personnes de pouvoir en son sein. Cette association existerait depuis une vingtaine d’années.


Je me suis décidé à me marier et ai fait part de ma décision à Alionor qui s’en réjouit. Je lui indique que je souhaite me marier au sein de la communauté Kheyza (pour ensuite me consacrer à Ashragor et me marier suivant les rites en place). Elle accepte la chose et je pars rencontrer le Rosk pour lui solliciter une réponse favorable à ma demande de mariage. L’homme affable et à l’esprit ouvert me livre une réponse positive même s’il s’étonne de mon choix de vie, d’amour. Il va voir pour faire venir un prêtre, sorte de shaman kheyza pour organiser le mariage .Celui-ci va se passer d’ici quelques jours.


La veille, il nous faudra Alionor et moi se purifier chacun dans une roulette différente et participer avant le mariage du lendemain où hommes et femmes sont séparés jusqu’au mariage proprement-dit (fin de matinée). Ensuite, il se déroule de longues agapes et réjouissances pour lesquelles je prends en charge d’offrir un banquet à la communauté Keyzha de la cité.


Alors que nous sortions un soir, Björn parti se soulager se fait attaquer et ruer de coups par une dizaine d’ulmeqs qui tentent de l’assommer alors qu’il se débat empêtré dans un filet. Nous mettons ses assaillants hors-course ou en fuite et on ne saura rien de plus, ces personnes s’enfermant dans le mutisme le plus complet. Les professeurs s’agacent un peu que nous soyons encore impliqués dans des problèmes et troubles.


Je reçois un message d’un ulmeq m’indiquant qu’au sein du centre thermal le plus important, une personne aurait des infos sur mon père disparu. Il va s’en dire que cette information m’intéresse au plus au point même si l’idée d’une embuscade est bien présente surtout depuis l’agression de Björn. On décide d’y aller car il serait dommage de passer à côté d’une information capitale.


Très vite, on est amené à une table reculée du restaurant de l’établissement où l’on reconnaît Varank le « frère » d’Alionor. On devine déjà avant de s’attabler quel sera le sujet de la discussion. Celui-ci, entouré de 4 ashragors nous accueille et nous indique qu’il souhaite qu’une discussion « cordiale » voire au pire du « discret mépris » s’engage. Nous parlons en ashragor.


Il nous informe disposer d’un document et d’informations récentes sur mon père. Mais pour l’avoir , il me faut renoncer au mariage. Je refuse poliment lui indiquant qu’il me redonne espoir néanmoins quant à une possible réponse à mes questions (est-il en vie ? pourrait-on un jour le retrouver ?). Il s’attendait à cette réponse et souhaite augmenter l’offre a minima par d’autres avantages. Je refuse catégoriquement, outré de placer mon amour envers Alionor dans une balance et de voir qu’il pense pouvoir « acheter » ce dernier. Il reste avec Bianca et se propose de la corrompre pour qu’elle me convainc de changer d’avis en échange d’infos sur Menlos. Elle refuse par loyauté se disant qu’elle aura des infos et qu’un jour, ils se recroiseront et qu’il lui révèlera les infos, sans contrepartie. L’entretien se termine sans avoir profère une menace, à peine voilée.


On décide à notre retour de recruter quelques personnes pour assurer une bonne garde la veille, lors de la veillée chez les Keyzhas. Sur les 666 guilders d’écume que nous avons, je prélève 275 pour nous assurer les services d’académiciens et professeurs soit plus d’une quinzaine de personnes. La nuit se déroule sans encombre et au matin, 2 gehemedals, 2 professeurs ashragors dont l’Empoisonneur, un ulmeq, un felsin restent pour la suite des cérémonies par intérêt ou curiosité.


Alors que le mariage allait être prononcé, un brouillard léger jaunâtre et verdâtre s’avance vers nous et endort une majorité des gens présents. Seuls les plus résistants résistent. Je suis très vite pris sous les flèches de deux archers à chaque extrémité extérieure du campement.
Bianca se débarrassera des deux assaillants tandis que je mets à couvert. Alionor, elle n’est pas visée et évanouie.


Une monstrueuse créature s’avance. Près de 3 m. de haut, bleue avec deux bras « humains » en dessous et deux autres bras énormes. Les gens encore valides s’élancent au combat et l’entourent. A la première passe, elle tue net un ulmeq d’un coup d’épée. Ensuite, les échanges sont équilibrées, personne ne touche ou ne se fait toucher. A la fin, Bianca parvient à porter un coup dans le dos de la créature. J’étais monté au combat et pendant qu’elle me visait et qu’on lui exhortait au loin d’en finir, tout à chacun lui porte le coup fatal. A sa mort, son enveloppe explose et nous devons subir un énorme contrecoup dû à la déflagration. Il ne reste plus qu’un corps d’humain à l’intérieur…


Les uns et les autres sont réveillés et soignés. Et on pousse le shaman à finaliser la célébration pour mettre fin aux hostilités…

jeudi 25 août 2011

Les cours se poursuivent

Avec Alionor, cela se passe très bien. Je pense à ce qu’on aille plus loin ensemble (se marier). Elle souhaiterait avant d’envisager un mariage que je rejoigne la foi d’Ashragor. J’y réfléchis profondément. Elle n’est pas encore mariée, juste promise et notre mariage pourrait la « sauver » de ce mariage forcé.


Il faut aussi dire que j’ai déjà juré fidélité à Ashragor à Toholl, sous la contrainte il est vrai. Mais vu les circonstances et les personnes impliquées, je pense taire cette allégeance et cet épisode. Je préfèrerais confirmer cela auprès d’Alionor que de devoir lui révéler cela, et lui éviter d’être mêlée à des choses fâcheuses. Pour ma part, mon intérêt à Ashragor sera plus positif que cet épisode précédent de torture.

Il est évident que cela me marquera d’une manière forte mais le cœur a ses propres raisons. Il me faudrait encore réfléchir à la question avec les membres de ma famille, voir comment le mariage s’entend au sein de la communauté des Kheyzas.


Bianca de son côté s’est vu refusée tout net tout cours de « poison » avec le professeur ashragor. Elle essaie aussi sans succès d’arriver à suivre des enseignements de prêtrise. Le jeune prêtre doute encore de sa foi (respect des devoirs et pêchés), et de sa conviction. Elle essaiera bien de « monnayer » ma conversion comme « ticket d’entrée », mais le jeune prêtre n’est pas dupe et a bien compris que je le ferai certainement de moi-même, par amour…


En marge de cela, le groupe de Bjorn n’est pas encore revenu de son escapade dans la jungle. Un groupe composé d’ulmeqs part à sa rencontre. Quelques temps plus tard, nous apprendrons par un messager que le groupe de Bjorn a été retardé par les soins et le transport apportés à un blessé grave.

Nous remarquons aussi la présence d’un nouveau serveur au petit déjeuner parmi les domestiques de l’Académie. Nous l’avons déjà vu et le connaissons comme étant vraisemblablement un membre de cette maffia locale qui a fait main basse sur la section des Intouchables. Nous en référons aux professeurs qui disent faire le nécessaire et nous remercierons de notre intervention alors que plusieurs personnes sont malades, probablement empoisonnées.


On apprend (ou subit c’est selon) l’histoire, les différentes Maisons, les Rivages, l’Ecume (sorte de tsunami qui précède l’apparition du Continent), les mesures et valeurs marchandes dont l’Ecume ce métal apporté sur les Rivages par l’Ecume, la cartographie, le Sénat de la Constellation, et son rôle de lien entre le Continent et les différentes Maisons. Je suis assidument les cours de calculs avec Alionor entre autre, dans le groupe de tête.


Par la suite, on se déplace encore plus à l’intérieur des terres, dans un complexe thermal bordé d’une soufrière. On y suivra des cours de commerce et de marchandage.


Bianca qui se désespère de ces cours, se propose d’organiser des joutes amicales, discrètes et secrètes de combat et lutte à mains nues. Au départ, nous sommes réunis avec 6 membres de l’Académie. Nous avons largement le dessus sauf Bianca qui se fait rétamer par la pratique des arts martiaux du felsin. Nous terminons la soirée à l’auberge – les gehemdals étant plus intéressés par cet aspect festif - où l’ulmeq propose de « s’ouvrir » à des personnes sur place.

De fait, nous invitons entre autre, un chevalier gehmedal en villégiature et en soins pour son dos qui pratique les combats avec grande maîtrise. Il est stupéfait par la maitrise de Bianca et n’hésite pas à s’intéresser à nous et à accepter à nous montrer quelques passes le soir de combat à deux mains (épée et bouclier) ce qui nous enchante depuis le temps que nous cherchions un maître !


Un professeur finit, de fil en aiguille par rejoindre notre club privé de combats. Il s’agit du professeur Venn’Diss, spécialiste d’économie mais qui est aussi un gai luron, un véritable aventurier. Il est déjà arrivé fort enivré et râle un peu de devoir nous faire la leçon. Il participera à un combat qu’il remportera contre un ulmeq « intouchable » probablement ouvrier au sein de la soufrière.

Au lendemain matin, il nous indique que s’il y a un problème, ce sera notre responsabilité. Nous n’y participerons plus et suivrons gentiment notre cursus. Les semaines ont passé, et continuent de passer…

mercredi 10 août 2011

Enlèvement d’Alionor

Pendant les mois d’écolage qui suivent, Bianca essaie de trouver un maitre pour lui enseigner le combat à deux armes. Sans succès. Mais elle finit par attirer l’attention d’un jeune Intouchable du village qui souhaite apprendre les rudiments du combat ; ceci en toute discrétion, car seuls les membres de la caste des Guerriers peuvent porter une arme.


Pour ma part, je continue à courtiser et discuter avec Alionor au sujet de ses passions, de sa Maison, de sa famille et des nobles. Par des légères touches, je finis par en apprends plus. Son père semble être un noble plutôt actif alors que la plupart de ces gens sont oisifs ou dépeints comme tels. Son oncle est un membre éminent du clergé et il a pris l’ascendant sur la famille et y exerce l’autorité et de la direction. Il règne depuis une certaine tension au sein de sa famille. Certains pensant que le clergé n’a rien à faire au milieu des affaires de famille et d’autres le contraire, que c’est une aubaine, une bénédiction.


Bianca qui participe dorénavant à plusieurs messes ashragor m’apprend que lorsque je n’y assiste pas, elle confie en pêchés avoir des pensées impures, mais je respecte son désir de voir les choses aller doucement, dans le respect des ses valeurs.


Je finis par en apprendre un peu plus sur ce fameux statut de noblesse au sein de la Maison Ashragor qui est des plus nébuleux et sujet à discours contraires. A l’origine, la noblesse fut chargée par Ashragor de prendre le commandement du peuple, il a pour cela confié un peu de sang démoniaque et leur a conféré des aptitudes et de caractéristiques propres aux démons, reconnaissables entre tous. Mais actuellement, c’est le Clergé qui reçoit directement la parole d’Ashragor via le Pontifex qui a pris l’ascendant.


Mais un soir, alors que nous étions en quartier libre, je m’inquiète de ne pas revoir Alionor qui à son habitude fréquente une clairière où les arbustes et arbres fruitiers attirent les oiseaux multicolores et splendides de la jungle. Personne ne l’a vue. Je fais part de mon inquiétude auprès de Bianca. À deux nous partons vers la clairière tenter de retrouver des traces d’elle. On ne lui connaît pas d’ennemis en particulier, étant de personnalité et tempérament assez discret, voire effacé ; ne cherchant pas de conflits. De plus, elle est souvent en notre compagnie.


Sur place, après de méthodiques fouilles, on perçoit qu’elle a été prise en tenaille par deux groupes de deux hommes qui l’ont emmenée. Je déploie d’énormes efforts et zèles pour retrouver une trace qui nous amène vers le village des Intouchables (200 à 300 personnes, une cinquantaine de huttes) situé à une cinquantaine de mètres du village. Mais là nous nous heurtons à un mur de silence complice. Nous partons alors voir les professeurs de l’Académie, mais qui se heurtent au même mutisme et ne peuvent que promettre une récompense de 100 guildes d’écume et porter plainte auprès des autorités. Je demande à Bianca de m’aider à veiller les mouvements éventuels autour du village.


Quelque temps plus tard, son élève l’attire à l’abri des regards pour lui indiquer qu’il a des informations. Un étranger a payé la pègre locale pour la kidnapper. Il nous propose de nous la revendre pour 1 000 guilders d’écume prétextant que nous sommes riches et ses amis. Ça ne plait pas et ne suffit pas à Bianca qui lorsqu’il fait mine de partir l’assomme. Elle m’appelle et nous l’interrogeons à deux. Il avoue alors ne pas faire partie de ce groupe, mais indique son envie d’y rentrer. Il aurait empoché les 1 000 guildes d’écume pour s’enfuir et se faire une nouvelle vie ailleurs. Il finit par nous révéler après que nous le menacions de la livrer à la torture, à la justice qu’Alionor pourrait se trouver chez son cousin ou un ami de celui-ci. Nous faisons venir les ashragors de l’Académie pour le garder et nous nous y rendons sans tarder.


Chez le cousin aucun bruit tout le monde semble dormir. Chez l’ami, par contre il y a encore du mon de levé, on pénètre par la porte ouverte et on surprendre un homme d’une soixantaine d’années, l’épée au sol qui s’en saisit et se redresse et nous fait face. On le désarme et on essaie de la faire parler, mais il refuse de dire quoi que ce soit et hurle que c’est illégal. Déjà des gens arrivent et nous sommes contraints à l’amener à l’Académie où les professeurs tentent de faire « lever » les gardes, mais qui refusent de se préoccuper de l’affaire et nous obligent de la relâcher. On garde le jeune intouchable caché à l’arrière du bâtiment, car il a peur pour sa vie.


Mais les professeurs organisent avec nous une garde de la maison. Il y a entre autres le professeur Ashragor qui confirmera par la suite qu’il n’est pas d’humeur jouette. Un homme arrive et pénètre la maison. Bianca tente de surprendre leur conversation, mais n’entend rien et on se lance à sa poursuite. Elle le course et finit par le maitriser et on le porte aux gardes. Ceux-ci indiquent qu’on n’a rien à faire ici, dans l’enceinte de la ville et relâche l’homme qui me voyant à l’entrée part sur le côté, parmi les maisons. Je pars bruyamment dans sa direction et il en profite pour se faufiler au-dehors sans voir Bianca qui d’un bond et d’un coup d’un seul l’assomme avec une pomme de terre avant qu’il ne rejoigne les champs de maïs pour s’y perdre.


Le professeur Ashragor nous rejoint et se met sans tarder à l’interroger et le torturer avec ces poisons et dards qu’il porte à la ceinture. Devant son peu d’entrain à nous répondre, voire à nous mépriser et vu le peu de patience du professeur, ce dernier l’empoisonne d’un produit qui devrait le tuer d’ici quelques minutes et qu’un antidote pourrait lui être administré que s’il livre le commanditaire et ses plans.


L’homme apeuré finit par cracher le morceau, mais il le laissera mourir et jettera son corps dans l’une de ses ravines non loin de là, sans remords ou scrupules. Ce sont les Tigres de Nocte, sorte de confrérie qui agit pour les intérêts des Intouchables qui exécutent quelques basses besognes pour financer leur mouvement de libération et d’émancipation. C’est un ashragor, un certain Varank qui a commandité l’enlèvement. Il s’agit d’un frère (dans le sens de Fratrie) d’Alionor. Ils sont partis peu de temps avant qu’on n’arrive chez le vieux à l’épée en direction du nord. Le professeur ordonne qu’on parte tout de suite à leur poursuite. Nous voilà partis au petit trot.


Proche d’eux, l’un de nous en éclaireur les repère. Alionor marche à leur côté, sans entraves, un ashragor bossu à ses cotés, très grands et trois ulmeqs armés de dangereuses sarbacanes. Le professeur nous recommande de les dépasser et de les embusquer au loin et de l’occire avant qu’il n’ait le temps de réagir.


Tout se passe alors très vite. Ils ne nous ont pas vus tandis qu’Alionor nous a repérés et se tient prête et offre une diversion en prétextant s’être blessée à la cheville ce qui attira l’attention de tous vers elle. Deux ulmeqs sont abattus, notre professeur ayant raté, mais heureusement Alionor se jette dessus comme une furie, mais devra essuyer de sérieux coups dans une bagarre au corps à corps. Varank invoque alors 8 petits démons en forme de poisons épineux, aux multiples yeux et bouches qui volettent lourdement, mais qui nous déconcertent et surtout semblent viser et agresser sans retenue tout agresseur. Elles semblent même présager le tir de projectile de Bianca pour tenter d’obstruer le passage et offrir un « bouclier » à Varank mais rien n’y fait, ce dernier est assommé. Je prends la défense de Bianca et dois faire face à 4 de ces créatures et me fais toucher presque à chaque fois, mais cela permet à Bianca de neutraliser Varank et de se débarrasser des siens.


À la fin du combat, on se soigne et le professeur Ashragor mène l’interrogatoire de Varank qui ne semble pas du tout impressionné ou préoccupé. Il adopte une attitude perdue, désinvolte. Il refuse de voir la gravité de la situation : l’enlèvement d’une élève de l’Académie, le mort de plusieurs ulmeqs. Il prétexte qu’Alionor doit respecter son engagement de mariage qu’elle a fui. La contenance du professeur se perd et il enrage et finit par blasphémer ! Varank semble s’intéresser un peu à Bianca une fois qu’il connaît son identité. Imperturbable, il s’en va en rappelant qu’Alionor se doit de revenir auprès de son mari au plus vite.


Il semblait disposer de loom naturellement sans avoir de guilder constellé. D’ailleurs à y réfléchir, malgré la perte et disparition du loom un temps, les Ashragors et les prêtres continuaient à faire usage de magie… On pense qu’il puise du loom au sein des démons.

lundi 25 juillet 2011

Ecolage

Au bout d'une semaine de trajet, on arrive tous au village où nous
poursuivrons notre écolage. Il est de forme typique cylindrique et l'Académie
possède une caserne où sont dispensés les cours théoriques et pratiques sur le
terrain. Les bâtiments sont en pierre.


Les groupes et Maisons se mélangent plus qu'au début. On parle beaucoup du
couple que je forme avec Alionor l'ashragor. Je continue à m'entretenir
régulièrement avec elle sans lui parler de la promesse que j'ai faite à Tohol.
Elle m'invite même à suivre l'une des cérémonies, courtes messes d'expiation
et de renouvellement de la foi en Ashragor. J'y insiste pour respect et
intérêt à ce qu'elle croit.


On suivra un cours de botanique avec un ashragor d'une soixantaine d'années,
extrêmement brutal tout en étant assez pédagogue. Les punitions pleuvent, les
insatisfactions et Bianca entre autres en fera les frais mais se tiendra à
carreau ne risquant pas d'être renvoyée.


Tout ceci amène à une vive tension et un fort ressentiment contre les
ashragors et une rixe éclate un soir au dortoir. Je protège Alionor de tout
inopportun qui ose s'avancer. Bjorn se défait facilement des troubles-fêtes
qui viennent se frotter à lui tandis que Bianca parcourt la salle pour régler
quelques comptes avec certains dont le bellâtre felsin. Elle avait d'ailleurs
appris plus avec lui au sujet du takshir qui reste une arme précieuse et
importante pour une famille felsin et l'on ne conçoit pas qu'une arme ne se
trouve pas entre les mains d'un felsin.


Les cours se poursuivent avec des cours de biologie et des cours d'anatomie
avancée avec des particularités de close-combat où l'on apprend la théorie du
pourquoi et du comment sur des techniques de combat qu'on connaît déjà. Les
plus forts suivent ces cours tandis que les plus faibles s'entraînent aux
armes factices. On a l'occasion de découvrir quantités d'armes que les 3
professeurs transportent avec eux. Pour finir, on se bat à 1 contre deux et
nous prenons largement le dessus sous l'œil amusé et satisfait des professeurs
qui voulaient semble-t-il rappeler aux moins expérimentés qu'ils avaient
encore beaucoup à apprendre.


Entretemps, je poursuis ma cour auprès d'Alionor et aimerait peut-être
rejoindre sa patrie, et sa ville natale, en bordure des côtes. On s'est
renseigné pour obtenir des cours d'Armes à deux mains mais on nous a expliqué
que ce n'est pas à proprement parlé au programme mais que chaque professeur
est libre de son programme et que si nous marquons une certaine attention et
attrait vis-à-vis d'un professeur nous pourrions en bénéficier.

mercredi 13 juillet 2011

Disparation mystérieuse et temporaire des académiciens ulmeqs, groupes reformés et takschir litigieux et contesté

Le soir venu on monte son camp. La fatigue faisant les velléités raciales sont font plutôt rares et chacune vaque de son côté à ses occupations. J’en profite pour faire connaissance avec Alionor une noble ashragor qui vient de la côte, de Scyth. Elle connaît peu la famille noble de Tohol dont est originaire Bianca et nous sympathisons et discutons ensemble.


Au matin tôt, un brouillard épais se forme et les professeurs décident d’écourter notre séjour dans la jungle, au risque de s’y perdre et de rejoindre la route et la ville ensuite. Pendant ce trajet, les ulmeqs de chacun des groupes se volatilisent.


Ceci interloque les professeurs qui nous invitent à rester sur nos gardes. On a quartier libre jusque demain matin.


Nous passons une agréable soirée en ville (bains, massages, drogues et repas) en ayant invité l’ashragor, Alionor qui semble avoir quelques sentiments pour moi. Elle a rougi à mon nom quand Bianca lui a parlé de moi. Elle est très curieuse et enjouée de découvrir ces nouvelles pratiques. Elle reste un peu prude mais se « dévergonde » quelque peu par la suite. Cela reste raisonnable et veillons à ce que tout se passe bien pour elle. Au retour, nous flirtons ensemble et elle me confirme que ça n’irait pas plus loin, sans mariage, ce que je comprends et accepte. Le cœur léger, je pars dormir.


Une déléguation d’ulmeqs (Rêveur sacré et deux gardes) arrivent à l’académie pour remettre le takschir promis à Bianca. Ceci attire de suite l’attention des felsins qui crient au scandale et à l’infamie, professeur comprise. Il s’en suit rapidement une dispute où la tension est palpable et où garde aura la main tranchée par la professeur felsin pour éviter de s’emparer de l’épée.


Le directeur fait irruption et s’indigne de l’outrecuidance administrative bornée dont fait preuve l’ulmeq quant à la remise de l’épée dans pareilles circonstances. Pratiquer de la sorte au vue et au su de felsins. Néanmoins, il doit reconnaître le titre de propriété et remet l’arme à Bianca qui ne peut contenir sa joie d’avoir entre les mains cette splendide arme. Les felsins quant à eux s’en vont l’air mauvais.


Pendant la nuit, le sommeil des plus faibles a été dérangé et perturbé. On suspecte les ulmeqs d’y être pour quelque chose.


Au matin les ulmeqs reviennent de la jungle et sont entendus par le corps professoral de l’Académie. Ils ressortent se changer et reposer sans vouloir s’expliquer. Le directeur nous rassemblera et nous apprendra qu’ils ont été manipulés dans Nocte pour agir de la sorte et qu’il convient à ce qu’on s’éloigne de Twalika pour rejoindre un village à une dizaine de kilomètres pour poursuivre notre formation. Apparemment, il a une idée sur la personne responsable et préconise l’éloignement physique comme solution toute trouvée, simple, efficace et rapide.


Ensuite, le directeur vu les velléités et animosités dans certain groupe va organiser un remaniement des groupes. Je me retrouve avec Bianca et éprouve un pincement au cœur de devoir me séparer de la noble ashragor Alionor. J’arrive à lui souhaiter bon courage et suite, on se retrouvera bien vite. Le noble gehemdal fait partie de notre groupe de même que le bellâtre felsin qui se trouvaient avec Bianca tandis que nous récupérons Vasco le venn’diss et Pako l’ulmeq.


Nous atteignons très vite le village et nous nous y installons. C’est assez rudimentaire et chiche.


Dans la nuit, nous organisons un tour de garde. Durant l’éveil de Bianca, la professeur felsin vient chercher les élèves qui parlent au dehors et plus tard, durant mon tour de garde, je serai assommé par une pierre lancée par une fronde tandis qu’un petit singe voleur tentera de faucher l’épée. Mais c’est sans compter la vigilance et la détermination de Bianca qui récupère son arme et se plaint officiellement auprès des professeurs de cette tentative de vol. Le problème sera traité nous dit-on.


Le lendemain matin, nous partons avec notre nouveau groupe. Bjorn fait partie d’un autre groupe.


Plus tard dans la journée, notre professeur gehemdal s’est quelque peu trompé dans sa course d’orientation et n’avons pas emprunté la bonne route. Il nous explique que nous allons devoir emprunter un bac qui traverse un bras de rivière calme exploitée et bordées par deux villages d’orpailleurs. Il nous explique d’éviter toute provocation de ces individus instables. De fait, les bougres ont l’air « pas nets », instables voire complètement défoncés.


Il ne faut pas longtemps pour que le passeur nous raille et exige du professeur un prix exorbitant pour la traversée. Ce dernier refuse. Les injures et remarques incisives pleuvent. Déjà un petit groupe d’hommes s’avance vers nous en ricanant. Le gehemdal finit par indiquer qu’il est guildien et qu’ils ont intérêts à nous laisser traverser. C’est le coup d’envoi d’une rixe générale où Vasco et Pako (venn’diss et ulmeq) ne prennent même pas part au combat et le noble gehemdal peine à sortir son épée de son fourreau. Ça semble être son premier combat. Bianca, le felsin, le gehemdal et moi-même abattons les hommes et fuyons.


A la manœuvre, le professeur se presse de rejoindre l’autre rive où un autre groupe nous attend prêt à en découdre. Le gehemdal nous enjoint à débarquer et courir précipitamment. Avant cela de commun accord, Bianca et moi-même lançons quelques dagues pour abattre quelques hommes. On part chercher la grosse brute du village d’en face.


On se précipite tandis que je soutiens le venn’diss défaillant, au bord de la panique et de l’évanouissement, mais ce dernier s’écroule à terre et d’une rue adjacent un fort groupe ne tarde pas à nous encercler et nous allons devoir tenir un bon moment face à ce déchainement de coups furieux et brutaux, ces hommes semblants être des hyènes sauvages et agressives.


L’arrivée du felsin et du professeur nous permet de nous dégager et très vite nos adversaires jonchent le sol et nous fuyons vers la jungle. Là on se repose quelques instants et le professeur plan tracé au sol nous explique qu’il va nous falloir rejoindre un point de ralliement, un pont suspendu. Il secoue les plus ‘faiblards’ et félicite les autres pour la tenue du combat.


Clairement, notre professeur est très bon combattant, le felsin se débrouille plutôt bien et Bianca s’enthousiasme de l’efficacité et du tranchant impeccable de sa nouvelle arme felsin, le takschir. Après ces évènements et face à l’adversité les liens de notre groupe se resserrent. Nous nous installons pour passer la nuit dans une clairière assez accueillante.

mercredi 6 juillet 2011

Premiers jours à l’Académie de Titlan, course et survie en pleine jungle aux relents persistants de racisme et animosité entre Maisons

Précédemment en résumé


Bjorn et Bianca sur le bateau nous menant à Titlan ont vécu de bien étranges aventures. Il semble que le Rêveur sacré qui l’avait soigné lutte contre le sommeil, l’endormissement, mais un moment il s’écroule mort crevé et sombre dans de profonds cauchemars. Ceux-ci ont la faculté de se matérialiser et viennent sauvagement nous aborder. Les soirs et l’aube naissante sont à craindre, tout le monde est sur les dents et Bianca et Bjorn démontrent toute leur efficacité au combat pour repousser les assaillants et organiser les défenses.


Un soir, un groupe surgit sur le pont du navire et engage Bjorn et Biance pour amener le Rêveur sacré sur le rivage pour qu’il y subisse un rituel. Ni une ni deux, sans que je ne puisse être averti, ils sautent à l’eau avec l’ulmeq sous le bras et l’amène sur la côte sablonneuse. On leur a promis l’obtention d’une arme de prestige Felsin laquelle est strictement prohibée chez et au vu des felsins.


Là, un Rêveur sacré et des gardes installent une tente richement décorée et participent à un rituel. Les évènements dégénèrent et ils doivent faire face à une sorte de double translucide. Bianca et Bjorn s’échangent leurs adversaires, en viennent difficilement à bout et se mettent à protéger le Rêveur sacré qui organisait la cérémonie.



Au final, de nombreux cadavres jonchent le sol. Seuls le Rêveur sacré et deux gardes ont survécu. Bianca veut détrousser les cadavres pour se payer de la protection qu’elle a offerte au Rêveur sacré. Le Rêveur sacré « malade » est plongé dans une sorte de coma. L’ulmeq s’insurge des ces pratiques et refuse catégoriquement de pratiquer de la sorte. Ces gardes se rangent à l’idée que l’aide de Bianca et Bjorn a été décisive et leur donne un bracelet d’or en rétribution, leur chef se calme alors.


Le bateau est sur le qui-vive et remarque la disparition du Rêveur sacré. La vigie remarque un groupe d’hommes sur la plage et une barque est affrétée. Jarod et Lira. Sur la plage, les choses se calment et Bianca arrive à faire croire au second qu’ils ont été enlevés, et agressés par leurs doubles fantasmagoriques.


On arrive à Twalika. La ville est opulente, grande partie dédiée aux hors-caste. La ville est très marchande. La ville semble lutter contre la jungle luxuriante qui l’entoure, prête à l’engloutir d’un coup.


On atteint l’académie de Titlan, sorte de grosse auberge menée par le directeur, Polakgalakan. On lui confirme nos prédispositions guerrières et nos Maisons respectives. L’usage futur de l’arme felsin (qu’on doit recevoir par la suite) semble laisser à nos risques et périls. Nous pouvons disposer de quelques jours de repos, les groupes seront formés d’ici deux à trois jours. On nous fait faire le tour du propriétaire (dortoir, réfectoire, etc.).

L’intendant nous mène au sous-sol où sont consignés nos objets et richesses soigneusement étiquetés. Le déballage de nos pavois de gardes sacrés laisse place la stupeur du fonctionnaire qui se doit d’en référer au directeur. Celui-ci est bien surpris, mais s’accorde pour que nous n’en usions pas et qu’au principe de la primauté et liberté des guildes, il n’en soit pas référé aux autorités ulmèques ce qui n’est pas très apprécié, mais le débat est vite tranché et achevé par le directeur.

Nous profitons des commodités des auberges et restaurants pour bien manger, nous relaxer (drogues et/ou massages) et occupés à regarder le manège d’un bonneteur nous sommes les cibles d’une bande de pickpokets. Un homme nous bouscule et des gamins des rues se ruent sur nos bourses et nous les saisissons ni une ni deux par une poignée et l’adulte nous lance un objet au sol qui se met à dégager une épaisse fumée acre et irritante. Nous lâchons les mômes et repartons pour notre première journée.


Dans la soirée sont arrivés un groupe de gehemdals et une vingtaine de personnes de toutes les maisons confondues. Aucun ne se mélange et n’apprécie vraiment les autres. Bjorn se frite au noble gehemdal qui le cherche et Bianca fait connaissance des ashragors très fanatiques. Jarod se mêle aux kheyzas lesquelles semblent plutôt rester entre eux à festoyer. Notre entente depuis l’enfance semble bien être une exception ici sur les Rivages. La soirée est tendue. On essaie de jauger les autres, en apprendre plus notamment Bianca sur la noblesse, ses origines, etc.


Le lendemain, les groupes sont formés, une personne de chaque maison, nous voilà séparés. Un tuteur (chef suprême) nous est assigné (sans discussions des ordres). La plupart râlent et tirent la gueule de cette situation et nous voilà partis pour un footing à travers la jungle. Jarod est dans un groupe mené par un ashragor, Bianca avec un gehemdal et Bjorn avec une felsin.


Le lendemain c’est la même chose à part que le soir on nous demande de nous organiser pour monter un campement. J’arrive à négocier la chose donnant-donnant mais tous rejettent la noble ashragor qui a fui un mariage de raison pour des raisons plus ou moins permises, car nul ne peut se soustraire à la place qui lui a été confiée notamment par les Prêtres. Le soir venu nous sommes « cernés » par une petite meute de félins lesquels tendent de s’attaquer à l’ashragor esseulée. Heureusement devant le refus de mes camarades de l’accueillir au sein de notre campement je l’ai rejoint et est abattu le félin d’une dague entre les yeux. Revenant de là, le gehemdal a poursuivi ses railleries de mauvais aloi et lui ai collé un pain en pleine tête ce qui l’a mis KO gravement. Je me suis permis de le soigner de suite. Ceci a jeté un froid, l’ambiance s’est tendue — je le regrette —, mais les choses tournent plus « justes », tout du moins la crainte et la peur les affectent. L’ashragor s’informe des raisons de mon aide, et lui indique mon entente avec Bianca et son titre de noblesse, elle me demande de rejoindre la Foi en Ashragor ce que je refuse.


De son côté, Bianca subit les railleries constantes de tous et peine à se débrouiller et à arriver à mater le meneur venn’dys soutenu par le felsin et le gehemdal. Tandis que Bjorn se débrouille plutôt bien avec l’aide du felsin ou ulmeq plutôt habiles et efficaces…

mercredi 15 juin 2011

Traversée de la Maison Ulmeq avec Lira en ligne de mire

On projette de traverser la Cordillière pour atteindre le port de Gopi. De là, nous prendrons un bateau jusqu’à Twalika pour rejoindre l’Académie à Titlan. Nous sommes dans la deuxième partie de Brise (hiver) des Rivages.


On atteint une sorte de poste frontière, un grand bâtiment assez haut, légèrement défendu par quatre guerriers assez flegmatiques et de légers créneaux. Il nous faut accomplir quelques formalités administratives à l’aide de formulaire pré-complété nous permettant de voyager au sein de la Maison Ulmeq. Il s’agit de sorte de cartes d’identité.


Plus tard, nous profitons des festivités organisées en l’honneur d’un mariage arrangé entre deux villages rivaux et en guerre pour nous détendre. Au matin, Lira vient nous voir désemparée, elle a perdu son foulard. D’emblée, je lui accorde mon attention et assistance tout à l’inverse de Bjorn et Bianca qui ne comprennent pas l’importance que ça a à nos yeux. Rien n’y fait. Il est décidé qu’ils quittent le village et que le guide, Lira et moi restons ici.


Surtout que l’ambiance s’est quelque peu refroidi ayant appris qu’un homme a été égorgé la nuit passée. Je sais que Bianca a raison et que nous risquons d’être faits prisonniers (et pire) si nous restons car nous sommes étrangers et boucs émissaires tous trouvés. Je crains que Lira n’y soit mêlée mais elle m’affirme le contraire. Elle m’a fait peur en liquidant ses hommes sans aucun remord ou scrupule. Mes craintes seront rencontrées quand, à force de nous informer à gauche à droite, nous voyons le foulard de Lira au cou du cadavre.


J’essaie de récupérer le foulard en discutant avec l’aide du guide mais rien n’y fait. Il est décidé qu’elle récupèrera son foulard si elle est jugée non coupable du meurtre et est arrêtée sur le champ. Le seul moyen de la faire sortir (outre une évasion risquée et malvenue) est de lui allouer les services d’un Défendeur. Je pars avec le guide au village voisin en engager un.


C’est là que nous recroisons Bjorn et Bianca venus voir ce qu’il en était. Je leur explique la situation. Bianca ne fait que appuyer que c’elle a dit précédemment et devant mon insistance de ne pas lâcher l’affaire et porter assistance à Lira, elle finit par m’assommer par derrière. Je retrouve mes esprits et m’efforce de les convaincre d’engager un Défendeur au village voisin et l’envoyer lui prêter assistance et qu’alors nous poursuivrons le chemin sans elle, elle nous rattrapera si le cours du procès lui est favorable. Nous tombons d’accord, mon cœur contrit et contraint. Le village nous parle que c’est une manigance du village voisin pour relancer le conflit latent et larvé tout juste enterré.


Nous arrivons au sommet de la Cordillère et s’étend devant nous un plateau agricole riche et prospère aux routes carrossables et aux fermes bien entretenus. Là, encore les Ulmeqs font preuve de rêverie, flânent et rêvassent, n’en battant pas lourd, tels des fainéants. J’arrive à les convaincre d’attendre un jour au sommet que Lira revienne. A partir de là, Bianca craignant un retour enragé et vengeur de Lira montera la garde la nuit pour éviter craint-elle de se faire égorger dans son sommeil… je ne lui donne pas tort sur ses craintes, ayant peur moi aussi du personnage, assez psychopathe.


Nous finissons à notre plus grande surprise par retomber sur Lira saine et sauve mais semble-t-il encore plus perturbée. Elle s’est enfuie, a tué notre Défendeur, et dit s’être fait agressée par l’homme qu’elle a tué précédemment. Elle accepte de poursuivre le chemin avec nous à la condition de se tenir à carreau. A partir de ce moment, nous organisons une sérieuse garde et surveillance à son encontre.


On atteint alors Gopi qui a fort souffert du tsunami engendré par l’arrivée du Continent et nous y réservons une chambre forte agréable. Nous vendons nos affaire, après avoir acquis une patente et arrivons à acheter des pavois de guerriers Kriln (scarabée) en montrant le guilder constellé et arguant que notre oncle veut s’équiper ; un guildien a le même rang qu’un guerrier.


Lira ressent bien cette suspicion que nous nous nourrissons à son encontre et essaiera de nous amadouer pour faire relâcher la pression. Mais pour ma part, j’ai promis de la conduire à l’Académie et elle me fait assez peur quant à son mental et refuse et repousse ses avances alors qu’elles sont pourtant flatteuses et tentantes. Je finis même vu son insistance par l’assommer. Par la suite, elle essaiera de nous faucher compagnie alors que je parlais brièvement avec Bjorn au chevet de Bianca intoxiquée par une racine abortive. Elle a failli y rester.


Bjorn s’occupe de louer un bateau, des cabines du « capitaine », somptueuses avec tout le confort possible évoquant le fait que nous transportons une personne instable. La personne de contact veut s’assurer qu’elle n’set pas kidnappée. Lira racontera que sous l’influence de l’alcool, elle est instable et que nous voulons son bien et se tiendra tranquille durant la traversée. Nous avons environ 2 semaines de trajet ce qui nous en coutera près de 1 100 guilders d’écume.


Bjorn discute avec la Kheyza et la fait sortir. Elle se montre un brin provocante envers les matelots. Je finis par prendre la relève pour que Bjorn puisse profiter de la traversée avec Bianca remise sur pied par un noble ( ?) un Rêveur qui via Nocte (monde des rêves) l’a soignée. Je subis mille pression et tentation mais résiste en réclamant que Bjorn reprenne ma place. Lira me fait bien trop peur pour avoir confiance et me laisser aller aux plaisirs sensuels…

mercredi 8 juin 2011

Aux portes de la Cordillière de l'Aigle

Le désert de Zar pendant Brise a la particularité d'être froid, très fort, trop froid. Heureusement, les Kheyza que nous venons de quitter nous ont offert un chariot qui pendant la période des neiges peut faire office de traineau. Le confort du voyage est spartiate, nous sommes entassés les uns sur les autres, mais nous n’avons pas trop froid et des vivres en suffisance. En trois semaines, nous sommes sortis de la zone enneigée et un paysage de toundra s'offre à nous. Soyons francs, le froid a fait place à la monotonie et il nous tarde de rencontrer des gens.

Un campement de Keyzha est notre première rencontre depuis maintenant un mois. Ils sont chaleureux et nous informent sur la région. Finalement, elle ressemble à la frontière avec la maison Ashragor, c'est-à-dire quelques Keyzha, quelques marchands, des bandits et pas mal de renégats et autres fuyards. Nous ne sommes pas impressionnés, Bianca et Bjorn (ils font la paire ces deux là) sont même enthousiastes au combat. Tout ça pour dire que leurs vœux seront probablement exhaussés... à mon corps défendant.

Quelques jours de marche plus tard, le paysage change et nous voici dans un plaine caillouteuse où le mot désert prend tout son sens. Heureusement, un gros village Ulmeq se dresse devant nous. Il est parfaitement circulaire et entouré d'une grande palissade, les quartiers semblent très découpés et peu propices aux mélanges (la société Ulmèques se fonde sur des castes et des corporations d'artisans). Un caravansérail est collé à la palissade et quelques bâtisses piteuses servent aux esclaves (ils les appellent intouchables et sont soi-disant libres). Quoiqu'il en soi le village nous est plus ou moins interdit. Finalement, un bien pou un mal, nous rencontrons un riche marchand Venn'dys qui revient des thermes de la ville de Kumar – réputée également pour son souffre. Il vit sur un grand pied et nous offre un somptueux repas.

Nous reprenons la route le lendemain et ce qui devait arriver arriva. Une bande de brigands attaque une petite troupe de personnes (probablement des guildiens).
Les guildiens s'en prennent plein la gueule et malgré notre arrivée nous ne pouvons que repousser les attaquants, les guildiens étant tous morts ou sur le point de l'être.
Version officielle

En vrai et malgré la perte de quelques hommes, les guildiens ont le dessus et mettent en fuite les brigands. Cela étant leur petite troupe est solidement réduite et les chariots sont bien remplis... Nous décidâmes (enfin surtout Bjorn et Bianca) de donner l'assaut. Rapidement le combat a tourné à notre avantage. Dans un moment de barbarie ou de précaution, Bianca a achevé les blessés. À ce moment, les brigands nous voyant qu'à quatre ont décidé de nous charger. Le combat fut plus long. Nous étions largement surnombrés, mais nous les avons fait passer par le fil de nos haches et de nos rapières. Ce qui me fait peur rétrospectivement est le plaisir difficilement dissimulable de Lira – notre jeune Keyzha – à achever les quelques survivants.

Nos amis quildiens venaient de la Maison Ulmeq et commerçaient avec la Maison Venn'dys, principalement des épices et du souffre. Nous prîmes les chariots et nous arrivâmes en deux jours à un nouveau village bâti exactement comme le premier. Là, nous fûmes interpellés par l'espèce de garde – quatre hommes – du village. Après moult palabres et négociations, nous avons bien dû leur céder le chariot volé, mais nous avons réussi à nous faire dédommager (pas assez à notre goût).

Nous repartons, les montagnes de la cordillère de l'Aigle sont encore lointaines; une grosse semaine et nous serons à leur pied. J'espère que notre guide nous aidera et que les quelques jours de bateau pour aller à l'académie seront de tout repos