jeudi 3 novembre 2011

Histoire de coucherie, de sombre magie (?) et mariage joli

Nous restons encore invités au sein du clan de Bjorn, les Cynghin. Nous sommes régulièrement présentés à des membres du clan, toujours enthousiastes à nous rencontrer, c’est chaleureux. Profitant de l’occasion d’être parmi eux nous nous intéressons à leurs mœurs, histoires, valeurs, etc. Nous échangeons beaucoup avec Par, son grand-père et Igmar, le gawin du clan qui compte près de 1 500 membres dont la moitié sont des guerriers répartis en une quinzaine de villages.


Nous apprenons que leur première motivation de fouler les terres du Continent est de retrouver leurs dieux. Pour se faire, ils envoient bon nombre de jeunes faire leur écolage au sein des académies afin de devenir guildiens. Pour financer tout cela, ils semblent disposer d’une réserve de richesse dans laquelle ils puisent de temps en temps. On apprend aussi qu’avec le loom rouge, ils auraient réussi à reforger les prestigieuses armes d’antan.


Des kheyzas viennent leur rendre visite afin de leur aiguiser leurs lames et leur vendre des ustensiles de cuisine. Le soir venu, invités tous se colportent beaucoup de nouvelles et d’informations. On apprend encore que les gehemdals financent des guildes presque à fonds perdus. Ils semblent que le profit ne soit pas vraiment leur première préoccupation.


Durant la soirée, dans une sorte d’arrière-boutique une cartomancienne kheyza officie. Elle dit venir de la tribu - qui n’en est pas vraiment une vu qu’on la considère comme disparue - des Elferans protecteurs de l’Astramance, pouvant de temps à autre prédire l’avenir. Nous passons tour à tour pour savoir ce que l’avenir pourrait bien nous réserver.

Bianca apprend que sur la route qui la mènera à sa mère, elle ne trouvera pas son père qui est ici et qu’elle sera mariée sous l’égide d’un personnage important, génocidaire de surcroit.

On révèle à Bjorn que sur le chemin qu’il empruntera pour retrouver les dieux, il rencontrera une personne à la Cour des Miracles qui l’aiguillera. La Cour des Miracles serait l’endroit où se trouve l’Empereur.

Enfin pour ma part, on me demande si je possède du loom ? Est-ce mon pendentif signe de mon union avec Alionor prêt à recevoir un guilder constellé qui le ferait penser ? Par la suite, parmi toute une série de « révélation » plus ou moins évidente et logique, la kheyza me dit être marié, que mon épouse est enceinte mais que cela ne sera pas un évènement heureux. Mon enfant ne naitra pas ici, ce sera sur le Continent.


Plus tard dans la soirée, Bjorn me charrie et veut me voir absolument coucher avec sa cousine Grol alors que je suis marié ; je tente de m’éclipser mais aidé de sa famille, je suis bien vite coincé, je me résigne à me saouler avec eux. Mais Bjorn sortant pour vidanger se laissera séduire par sa cousine surexcitée et se fera pincer par Bianca qui s’inquiétait pour lui. Elle s’en prend assez violemment à Grol pour ensuite donner quelques leçons à Bjorn, à moitié beurré et endormi, réveillé d’un brutal coup aux parties intimes. Bianca est très remontée et a bien failli m’en coller une alors que je tentais de la contraindre à arrêter toute cette violence et colère. Je m’occuperai de soigner tout ce petit monde alors que Bianca aurait préféré les savoir souffrir pour que la leçon n’en soit que mieux donnée et apprise. Elle finira même par aller lui jeter un baquet dos alors que Bjorn meurtri dormait. Ce dernier finira par prendre ma couche. A la fin de soirée, alors que j’avais discuté avec Igmar, je trouve refuge pour dormir dans une famille voisine, un couple avec enfants. Mon réveil est des plus agréable avec un délicieux déjeuner. Au matin, Bianca se défoule, pas contente du tout et tire la gueule autant à Bjorn qui dit ne se souvenir de rien et à moi pour les avoir soignés. La tension est palpable et laissons Bianca mal digérer l’affaire ; ce qui est bien légitime. J’apprendrai que le loom rouge est distribué et réparti lors d’un grand conseil annuel de gawins. Il sert entre autre aux golems, unités d’élite gehemdals qui possèdent une sorte d’armure aux prodigieuses propriétés.


Bjorn propose de pratiquer un rite ashragor pour confesser ses pêchés ce que Bianca apprécie. Nous nous éclipsons discrètement la nuit suivante pour pratiquer dans une bergerie isolée qu’on calfeutre et qu’on barricade pour être tranquilles. Bianca officie et mène la cérémonie et là encore une fois, la pierre d’offrande semble boire cette dernière, notre sang versé. Nous décidons de jeter la pierre dans la rivière pour ne pas revenir avec, et quelle surprise nous attendra demain.


La pierre poursuit son saignement dans le cours de la rivière à l’effroi, panique de tous, d’Igmar compris qui semble impuissant et fait mander les gawins des alentours, des tribus « ennemies » rivales de toujours. J’avais bien craint de pratiquer ce rite ici mais Bianca m’avait rappelé à juste titre mon engagement même si il a fallu qu’elle y ajoute une menace de tout divulguer à Alionor, à notre retour ; ce qui n’était pas nécessaire. Il est décidé d’enfermer la pierre dans un coffre scellé magiquement et de le conduire à la mer sous bonne escorte.


Discutant avec son grand-père, Bjorn lui indique déjà disposer de sommes pour rentrer à l’académie – il a préféré ne pas expliquer qu’il y était déjà – et a refusé l’aide financière de son clan. Une occasion de perdue, je trouve même si Bjorn m’a indiqué me rappeler à l’occasion la fois où je refuserais un « mauvais » coup pour s’enrichir. Il marque un point et décide ne plus en vouloir. Par contre, Bianca pourrait bénéficier de l’appui financier du clan si elle venait à se marier avec Bjorn et intégrerait alors le clan.


Elle accepte le mariage même si la récompense financière ne l’intéresse pas beaucoup au contraire du voyage et de la quête qu’il faudra accomplir pour la remporter. En effet, dans les ruines de l’ancienne cité désertée gehemdal au plus profond des montagnes, il se trouve une forge qui contient des lingots d’un alliage métallique précieux et extrêmement rare qui se négocie pour des sommes folles. On obtient l’autorisation d’en emporter un (un lingot de taille normale mais pesant près de 40 kg). Le chemin est parsemé d’embuches et disposons d’une carte pour s’y rendre. Au lendemain du mariage, l’occasion d’une grande fête qui permet la réunification de clans habituellement ennemis qui discutent et prennent des accords et arrangements, nous partons. Il a fallu près de 2 semaines pour faire venir tous les invités.


Arrivés à l’ancienne cité-forteresse nous sommes contrôlés par des gardes. Près de 15 000 personnes vivent encore dans un tiers de la ville. C’est aussi le carrefour de très nombreux commerçants et charrois. Nous atteignons une grande place, fort habilement éclairée par des miroirs et braséros où brûle une matière qui produit une flamme claire et intense. Les galeries s’enfoncent sur près de 500 m. à 1 km sur plusieurs niveaux, obstruées de débris, d’éboulis, de zone inondée, traversée par des rivières ou des flots furieux. On passe une rivière sur des grosses pierres qu’on place tout en contournant des zones immergées ou en empruntant les toits d’habitations qui émergent encore des flots. Entre les deux nous serons attaqués par des rodeurs mais quand la moitié de leur groupe s’écroule mort en quelques secondes, les autres ne demandent pas leur reste et s’enfuit. Nous voyons une maison au loin aux fenêtres et portées renforcées et blindées. Prudemment, nous la contournons.


Plus loin, on repèrera un homme qui se meut sous l’eau, une lampe frontale sur la tête, une arbalète en main. Deux hommes voyagent à ses côtés, à quelques distances de lui. Nous décidons de tendre une embuscade en plaçant l’une de nos lanternes en leurre pour les attirer. Là, une guerre des nerfs s’installe car ils investissent les lieux mais n’attaquent pas. Ils tentent de nous débusquer en nous balançant une sorte de grenade d’où s’échappe une odeur des plus déplaisantes. Après cela, Bianca décide de briser la lumière et restons là, tous dans le noir le plus complet !

Le combat finit par s’engager, deux arbalestiers font irruption et nous tirent dessus. Ils sont très vite gravement blessés par Bjorn et moi-même. Ensuite, tout s’accélère. Suite à la charge de Bjorn, nous faisons irruption dans la pièce voisine et nombre d’entre eux sont blessés ou terrassés tandis que les survivants fuient sans demander leur reste. Nous détenons un blessé en otage. Il a la peau très claire, une sorte de masque contenant un liquide pour lui respirer sous l’eau. Ils disent pêcher sous l’eau et ne rien pratiquer d’autres… Ils disposent d’arbalètes en os et de couteau à leur ceinture. Nous décidons de nous mouvoir avec l’homme en otage pour dissuader ses comparses à nous abattre. Nous ne rencontrons plus personne et décidons de retourner à leur planque pour tous les tuer et garder le secret de l’existence et de la présence de la forge bien gardé.


Là, ils se sont retranchés en renforçant les accès. Bjorn tentera à l’aide d’une sorte de barre à mine de faire sauter la porte des ses gonds tandis qu’avec un pavois maintenu au-dessus de nos têtes, j’évite qu’on nous inonde de liquide brûlant qu’ils versent depuis la fenêtre située juste au dessus de nous. Notre prisonnier se trouve à nos pieds et tentera de s’échapper à mainte reprise. Cette solution est privilégiée à celle qui consistait à faire sauter un barrage et leur faire déverser des tonnes d’eau provenant d’un lac artificiel. Mais ceci comportait trop de risque pour celui qui allait faire céder le barrage. Une fois la porte retirée, on s’aperçoit qu’une herse est dressée et des meubles bloquent l’accès tandis que les barres de fer aux fenêtres sont solidement ancrés et rivées ; impossible de passer par là.

jeudi 27 octobre 2011

En terres Gehemdal

Nous décidons de nous rendre en terres Gehemdal, tout au nord parmi le clan dont est originaire Bjorn. Nous ne ferons que cela durant nos vacances et n’irons par mener cette mission pour cette guilde sur le Continent. Nous poursuivrons notre écolage par la suite.


La Force, la Vaillance et la Ruse sont les 3 piliers de la Maison Gehemdal qui est composée de Familles (ou de clans) dont des émissaires forment l’Anneau lequel élit un Empereur à vie. Le gawin est une sorte de prêtre (en villes) ou druide (dans les communautés isolées). Les Gehemdals tendent à faire en sorte que l’Empereur soit l’homme parfait, ils tendent vers un certain eugénisme tandis qu’ils recherchent leurs dieux disparus, notamment sur le Continent via les Clans très actifs à ce sujet. Le territoire n’est plus en guerre depuis longtemps, les Gehemdal restent attentifs aux Ashragors leurs voisins pour lesquels ils vouent une haine ancestrale et profonde. A ce titre, Alionor ne m’accompagnera pas et restera à Kumar. Bianca reprendra une apparence Venn’Diss. Il n’y a plus vraiment de guerre entre eux, tout étant pacifié, seuls les clans possèdent encore un tempérament bouillonnant et demeurent les « gardiens » de la tradition qu’ils ont préservée. Leur architecture est assez trapue et l’essentiel est aménagé en sous-sol, sortes de citadelles. Chaque endroit est fortifié et l’on peut y tenir un siège en son centre.


On achète 6 chevaux auprès d’un kheyza pour disposer de chevaux de réserve et avancer à grande vitesse. Nous ne prenons pas de provision mais emportons nos armes et armures ulmeqs pour les revendre auprès d’amateurs d’armes et armures en Maison Gehemdal.


On arrive à hauteur de la ville du nord bordée du canal Venn’Diss. La tension y est permanente, on croirait la ville assiégée ou qu’un assaut serait donné sous peu, tout le monde est à cran, sur la défensive, armé. Les remparts sont hérissés de débris métalliques enduits de poison.


On profite de notre passage pour visiter Ulrik que nous avions rencontré aux thermes ulmeques. Il nous reçoit très chaleureusement dans sa demeure à la décoration luxueuse et rare. On souhaite visiter les arènes où se tiennent des combats entre nobles, avec parfois des champions. Ulrik nous y emmène et nous explique largement comment cela se passe et se déroule. Lorsqu’on perd, on est rançonné pour retrouver sa liberté. Il s’agit de fixer un prix correct de rançon que la famille puisse décaissser. Nous pourrions être rançonnés pour près de 10 000 guilders d’écume.


Nous souhaitons vendre nos armes et armures et il nous présente son cousin Guntar qu’il fait venir chez lui. On lui propose une armure et deux armes typiques et rares ulmeques pour près de 30 000 guilders d’écume. Après discussion, essayage, insistance d’Ulrik nous les vendons pour 24 000 guilders d’écume qu’il nous paie sous la forme de 86 diamants.


Il est plus détendu par la suite et en experts d’armes, il est aussi responsable de la garnison nord de la ville et propose d’assister et participer à un entraînement. Bianca s’y fait « inviter » car il n’est pas prévu qu’une femme puisse mieux se battre qu’un homme. Elle en met un au défi qui au départ pensait pouvoir coucher avec elle et le met 2 fois à terre ce qui est plutôt mal vu et Ulrik la prévient de ne pas froisser les sensibilités et d’éviter d’être défié ou condamné car il existe 3 peines : relaxé, bannissement, mort !


Nous partons ensuite vers le clan de Bjorn, le clan Cynghin. Le village est très boueux, rustique, crasseux et rural. Ça dépaysage. Il y a environ 150 personnes. Nous sommes extrêmement bien accueillis et sommes conviés à un énorme festin où tout le monde boit et mange à n’en plus finir. Au final, nous apprendrons qu’ils comptent mener une expédition punitive sur une autre communauté avec laquelle ils ont un différent. il existe encore un certain climat de guerre, de rivalités. Ils ont déjà envoyé ces dernières années plusieurs personnes au sein des académies guildiennes. C’est son grand-père qui nous reçoit comme chef de clan.

samedi 15 octobre 2011

Révélation d’Alionor, retour à Kumar et fin d’année académique

Assiégés, on passe la nuit dans ce bâtiment ulmeq. Ce dernier est construit en pierres massives posées les unes sur les autres sans maçonnerie. Mais il n’est pas possible de les disjoindre ou les briser pour s’enfuir. On effectue une veille à tour de rôles et pensons forcer le siège au matin pour s’enfuir dans la jungle. Bianca remarque qu’on s’active au dehors et on a placé un objet devant la porte mais il est impossible de discerner ce que c’est en regardant sous l’embrasure de la porte.

Au matin, avant que nous chargions, on nous propose de participer à des jeux. Ces derniers sont cérémoniels et le vainqueur est sacrifié à la gloire des Feux du Ciel et du Fils du Ciel. Les jeux sont durs et brutaux. Un âpre combat nous y attendra sais-je. Cette perspective ne nous enchante guère. On leur crie qu’on refuse et Alionor sur le côté ouvre la porte et Bjorn et moi nous tenons devant tandis que Bianca armée de dagues s’apprête à les lancer. Surprise devant nous, se tient une palissade bois qu’on a assemblée avec du cordage, dressée la nuit durant.

Nous nous mettons à couper les cordages et refermons la porte quand Bianca voit un ulmeq lancer une sorte de fumigène irritante. Nous répétons l’opération jusqu’à finir par tomber devant 2 guerriers armés derrière leurs immenses pavois. Ce sont tous des guerriers ulmeqs sacrés. Derrière eux se tiennent deux autres hommes armés de cette sorte d’arme d’hast typique et réservée à cette classe d’élite.

On ricoche sur ce pavois et on ne parvient pas à forcer le passage. De même, ils n’y arrivent pas. Ils finissent par s’intercaler en manœuvrant une défense du bouclier et un coup soudain des hommes tenus en arrière. De même en se coordonnant, ils avaient permis à des hommes placés sur des piédestaux de nous atteindre de leurs bolas. Là, d’autres hommes roulent comme on a déjà pu voir précédemment sur le côté et nous commençons à être surnombrés. J’ai déjà reçu deux coups magistraux qui ont bien failli me coûter la vie. Alionor tente sans succès et difficilement à refermer la porte. Pour ma part, je me rends et invite Alionor à faire de même. Elle poursuit sa manœuvre et Bjorn et Biance poursuivent le combat bien décidés à ne pas se rendre quitte à rester sur le carreau.

Alors qu’elle tentait de repousser les hommes placés derrière la porte, elle se fait attaquer et reçoit un magistrale coup qui la transperce de l’épaule jusqu’au cœur et elle s’écroule poussant un cri strident, inhumain. Et pour cause, une sorte de lumière étincelante émane de son corps pour s’estomper et envelopper toute la pièce d’une noirceur opaque surnaturelle. Plusieurs personnes ont le sang qui leur coule de tous les orifices et beaucoup s’enfuie. Dans la noirceur personne ne bouge et on attend les bruits de succion d’une créature nimbée dans l’obscurité. A la fin quand les bruits semblent s’estomper, je me précipite au chevet d’Alionor à tâtons, comme Bianca. Le noir finit par se résorber comme absorbé par le corps d’Alionor elle-même. Elle a survécu. Elle ouvre les yeux, déboussolée. Ceux-ci sont d’un noir profond. Ce qui est très dérangeant et perturbant ne sachant pas bien où son regard porte. La créature semble s’être sustenté des cerveaux de ses victimes.

Dehors, plus un bruit. On sort : personne. Seuls 4 cadavres morts sacrifiés jonchent au pied de la pyramide. Nous partons emportant Alionor fort blessée. Seul à seul, elle finit par m’expliquer qu’un démon « partage » son corps et occupe une partie de son esprit. Elle peut échanger avec lui et c’est de lui qu’elle tire la connaissance de ces tours. Cela me trouble quelque peu mais l’amour est plus fort que tout. D’ailleurs, depuis longtemps, je sais déjà que démons et ashragors dans leur culture sont assez intimement liés.

On décide de revenir au point que nous avions quitté précédemment avec le professeur ulmeq. Il nous faudra une bonne semaine de route voyageant assez lentement. A la moitié du chemin, on arrive à un village et demande la confirmation de la route à suivre. Nous avons récupéré armes et armures et avons pris soins de bien les dissimuler et de placer un bandeau autour des yeux d’Alionor pour ne pas attirer l’attention ou l’opprobre. On finit par rejoindre le bâtiment de l’académie. Sur place, il n’y a qu’un intendant et adjoint ulmeqs qui s’informent de notre cas. Une semaine plus tard, nous apprenons qu’il nous faut rejoindre Kumar. On loue une charrette et une malle pour entamer le trajet.

On arrive à un village dans lequel nous faisons halte. Les hommes sur place nous proposent un job payant. Nous refusons voulant éviter des problèmes avec les autorités. A la demande d’Alionor, Bianca, elle et moi pratiquons une cérémonie à la gloire d’Ashragor et pouvons constater que bien qu’aucun de nous ne soit un prêtre que le rituel de la pierre sacrificielle semble fonctionner et qu’une partie importante du sang versé est bue par la pierre.

On arrive aux abords de Kumar. Nous atteignons un poste de gardes typique. Ceux-ci s’informent sur nos identités et motifs de visite. Ils s’intriguent au sujet des yeux bandés d’Alionor. Baragouinant en ulmeq, j’indique qu’elle est blessée. Bianca finit par conforter mes dires en faisant croire que ces paupières sont encore ensanglantées.

La ville de Kumar se dresse bientôt devant nous majestueuse. Elle n’a pas cette forme et structure typique des villes et villages ulmeqs. Elle se trouve au pied d’un immense volcan et une route permet de la rejoindre. Elle est bordée par les quartiers pauvres, sorte de bidonvilles. Des marchands vendent de tout aux abords et veillent à la « sécurité » des passants, garant de leurs affaires. Après on pénètre le quartier des affaires qui traitent entre autres du souffre. Ensuite majestueux se dresse le quartier riche : marbre blanc, pierres de taille, métal, etc. C’est le luxe et l’opulence.

A l’académie, sur place, un vieil ulmeq guildien nous accueille. Il est seul. Il nous annonce que l’écolage pour cette année (9 mois) est fini. Nous disposons de 3 mois de permission. Nous pouvons vaquer à nos occupations ou éventuellement accepter de travail pour une guilde. Le professeur ashragor Zathan Schlok a marqué de l’intérêt pour nous. On nous propose un travail sur le Continent pour la Guilde du Noir Destin (spécialisée dans les épices).

Je remets le takshir d’Iman mort dans la jungle, dévoré par des fauves, à un enseignement felsin qui me remercie pour mon respect de leur culture. J’espère qu’il en tiendra compte.

Quant à l’abandon dans la jungle, ça semble être l’épreuve finale de l’année académique à laquelle nous avons été confrontés. Il fallait bien y survivre comme ça peut arriver en « vrai » d’être perdu en plein jungle.

mercredi 28 septembre 2011

Un temple perdu au beau milieu de la jungle et des ulmeqs pas très amicaux

L’ambiance après l’attaque des léopards est tendue, Bianca voulant absolument savoir les tours que pratique Alionor et n’hésite pas à la traiter de menteuse ce qu’elle ne prend pas mal a priori, plutôt conciliante. J’essaie pour ma part d’en savoir plus sur sa prêtrise, mais elle m’indique que c’est un peu plus compliqué et qu’elle m’en parlera seul à seul. Je lui souhaite bonne nuit et me réjouit qu’il ne lui était rien arrivé. Bjorn et Vasco se rétablissement doucement. Nous organisons un tour de garde.


Une fois que Bianca et moi sommes endormis nous faisons le même rêve. Nous avons eu l’occasion à notre réveil d’en parler et mettre en commun nos sensations. Nous sommes réveillés par nos plus proches parents. Nous sommes dans notre village sur le Continent. Le soleil de Nocte éclaire la scène. Ils nous indiquent avoir été marqué par un démon. Bianca réclame des éléments prouvant leur identité sachant que les rêves peuvent être grandement manipulés par les Rêveurs ulmeqs.


Mon père me fait par d’une Pacumba particulière qu’il a érigée au sein même de la place centrale du village autour des maisons primitifs. En effet, remontant mes souvenirs, ça parait plausible. La mère de Bianca lui fait part d’une expression typique de sa ville d’origine dont elle lui avait dissimulé le sens grossier. Nous sommes alors d’accord de poursuivre la conversation.


Ils nous racontent qu’un démon les a attaqués pour obtenir des informations à leur sujet et nous demande si nous en sommes pour quelque chose ? En effet, Varank a probablement fait appel à ce démon pour nous proposer le marché des thermes qui consistait à annuler le mariage. Ils en prennent note et nous leur demandons où ils se trouvent. Ils nous indiquent être allés un peu plus loin que la fin de la Route d’Orion. Peut-être un peu trop loin, à leurs mines inquiètes alors qu’ils disparaissent alors que nous étions à l’instant attirés par une autre scène. En avaient-ils trop dit ?


Nous poursuivons la route qui nous semble parfois très large et arrivons en vue de notre village. Nous y retrouvons nos parents qui semblent ne plus se « souvenir » de la conversation que nous avons eu et semblent très contents de notre statut de guildien et que je me sois marié. Nous restons tous deux prudents suspectant peut-être une certaine manipulation. Nous prenons des « marques » et « repères » pour singulariser nos rêves et éventuellement en savoir plus sur la localisation de nos parents. Mon père à ma demande me dit que ma mère mène une course à Port Mac Kaer et qu’elle arrivera par la suite. Bianca interroge sa mère au sujet de Menlos et n’apprend rien de plus qu’elle ne savait déjà. C’est alors que nous nous réveillons.


J’escale les arbres pour atteindre leur sommet et prendre quelques repères pour orienter notre chemin du retour. J’arrive sans encombre tout en haut et remarque la montagne où se trouve la station thermale que nous avions quittée et plus loin, une autre montage et assez proche le sommet d’un temple typique ulmeq.


Pendant ce temps, Bianca discute avec Alionor sur ces Tours quand elle l’a surprend toucher de manière suspecte le cadavre de Paco. Elle se rend compte qu’il est maintenant rigide. Elle apprendra qu’elle a usé d’un Tour ashragor et qu’elle en possède un autre qui permet d’invoquer un démon repoussant un animal – ce qui lui a peut-être valu de ne pas être attaquée par les léopards précédemment. Bianca semble satisfaite de la discussion.


A mon retour au sol, j’explique le topo et me range à l’avis de Bianca que nous ne pouvons pas ramener le cadavre de Paco dans cet état même si l’intention d’Alionor était bonne. On se met alors à brûler le cadavre de Paco et nous recueillons une opale. En effet, à la place de chaque ulmeq incinéré subsiste une pierre de qualité et valeur égale à son sens moral.


On arrive en vue du temple, je remarque qu’il y a beaucoup de krylns (scarabées) aux abords. On se met à monter les escaliers du temple pour disposer d’un point de vue et se reposer à l’abri du petit édifice qui surplombe une vaste terrasse.


Là, des prêtes officiaient à un sacrifice humain et deux gardes descendent à notre rencontre. Ils commencent par nous attaquer mais une fois que l’un d’entre eux est tombé au sol et l’autre déjà blessé par moi-même ; ils proposent de rompre le combat et demandent nos identités et se proposent de soigner nos blessés et de nous conduire à la route qui mène vers un village.


Ils nous font rentrer dans un bâtiment avec un artisan-médecin qui prétexte devoir chercher de l’eau pour se précipiter au dehors d’une pièce sans issue dans laquelle ils nous avaient amenés pour que les 3 gardes sur place tentent de refermer la double-porte et nous y enfermer, prisonniers.


Prestement Bjorn et moi-même avançons vers la porte tandis que Bianca cale une dague au sol pour bloquer l’une d’elle. Une porte sur deux est fermée. Bjorn tente seul de la repousser face aux deux gardes qui poussent de toute leur force de l’autre côté tandis que je fais rempart de mon corps au 3ème qui aurait bien embroché Bjorn de son arme d’hast. J’arrive même à le toucher. La situation s’éternise et Bianca profite pour caler quelques dagues dans les charnières.


Finalement, on me projette un petit pot contenant une poudre blanchâtre qui me brule assez fortement et ils relâchent leur force pour faire s’emporter dans son élan Bjorn qu’ils attendaient tous les trois. Bjorn revient vers la pièce qui sert autant de prisons que de pièce faisant office de donjon pouvant tenir un siège et ils se mettent alors à fuir. J’arrive à en toucher un assez gravement. Nous décidons de rester ici, nous trouvons des vivres, de l’eau et nous bouchons les arrivées d’air pour éviter d’être enfumés. Nous voilà barricadés dans la structure où ils pensaient nous maintenir prisonniers.

mercredi 14 septembre 2011

Enfin mariés, non sans quelque difficulté

Après que les uns et les autres se soient remis de leur émotion, soignés, nous nous apprêtons à reprendre le cours de la cérémonie de mariage. Trois professeurs sont encore présents. Mais un bruit détourne notre attention.


Une créature démoniaque et monstrueuse aux allures et aspects déformés de Varank s’avance vers nous. Très vite, la plupart des gens s’enfuient. La créature avec ses longs bras aux longs ongles dorés et acérés comme des lames de rasoir en pourfend un d’un revers de main griffue. Nous profitons de sa lente avancée pour lui décocher des javelots ce qui n’a pas à l’air de beaucoup le toucher. Ceux-ci pendouillent lamentablement dans sa peau cuirassée. Bianca tente alors avec succès de viser son œil et arrive encore à lui ficher une dague dans la gorge pendant que rageusement et douloureusement, il essayait de retirer le javelot de son œil.


C’est alors qu’il se met à bruler ‘d’une flamme bleue qui nimbe tout son corps et se met à ramener, ramasser une boule de feu entre ses mains. C’est le signal pour une fuite éperdue en ce qui me concerne ou une mise à couvert prudente pour Bianca. A peine, suis-je passé le cercle de roulottes qu’une roulotte s’embrase derrière moi. Je me mets à tourner autour du campement circulaire. Pendant ce temps, Bianca ira ramasser un javelot et tentera de se poster pour essayer de lui décocher un deuxième trait dans l’œil restant. Pendant que je courrais, il a couru dans l’autre sens et nous nous retrouvons face à face. Je dois mon salut à une course effrénée et à un saut à l’intérieur du camp pour éviter la boule de feu qu’il me destinait. Coincé à l’intérieur, il se met à arroser de flammes les roulottes extérieures qui s’embrasent comme des torches. Je quitte prudemment l’endroit et Bianca se poste à peu près cachée pour tenter de lui décocher son javelot dan l’œil restant.


C’est alors qu’elles voient se débusquer et se mouvoir ces gardes d’élite du Fils du Soleil avec leurs armures impressionnantes. Ils évoluent comme un seul homme et se ruent à l’assaut. Elle profite de l’occasion pour lui viser le javelot en plein dans son œil restant. Ça sonne l’hallali pour lui quand tous les hommes se précipitent pour le rouer de coups.


Nous sommes alors emmenés pour interrogatoire au sein de la cité, proche du temple du Fils du Soleil dans une annexe attenante. Un certain Akol nous interroge tour à tour en nous demandant qui était ce démon, sur le mariage, sur notre choix religieux. Pour le moment, je décline être un fidèle d’Ashragor ; ce sera pour plus tard… Cela outre Bianca qui garde le silence. Ensuite, il demande si une invocation a été pratiquée. Ceci met très mal à l’aise Alionor qui sanglote et finit par avouer qu’elle a convoqué un démon-messager au début de son séjour à l’académie pour faire venir son frère pour la chercher, tant c’était dur pour elle. Son frère l’a protégée aussi du mariage forcé qui la menaçait. Il semblait avoir fait valoir cet argument pour la faire quitter l’académie… Il a dû croire qu’elle était manipulée pour refuser de venir à elle-même si je le trouvais assez « contre » notre mariage. Je suis un peu triste qu’elle ne m’en a pas fait part de tout cela auparavant. Akol poursuit son interrogatoire de manière serrée et centrée sur Alionor qui semble à deux doigts de craquer. Bianca et moi demandons si ce n’est pas bientôt fini cette séance de torture psychologique. Il se ravise et nous demande si nous avons des liens ou connaissances avec les Fils de Nocte. Nous lui faisons part de ce que nous en savons. Il nous interdit de poursuivre nos rencontre de combats clandestines car des Fils de Nocte s’y entraineraient ce qu’il désapprouve. Nous sommes ensuite relâchés.


A notre retour la population ulmeq veut se venger de toutes ces exactions sur les Ashragors de l’académie. Mais très vite leur colère semble se détourner et se diriger contre la communauté Kheyza qui pleure ses morts et a trouvé refuge au sein des thermes qu’elles occupent. Je décide d’intervenir et ne pas laisser commettre pareille révolte sur une communauté qui a déjà beaucoup souffert. On hèle le groupe mais notre connaissance du langage ulmeq ne nous permet pas de discuter grand-chose jusqu’au moment où les leaders réclament la tête de Bianca. S’ensuit un refus qui entame les hostilités. Tous nous optons pour faire tomber ceux qui viendraient se frotter à nous. Lassés, ils finissent par partir et battre en retraite ; leurs esprits de velléité étant quelque peu refroidis.


Il s’en suit une semaine de veille pour les kheyzas défunts à laquelle je participe et qui se termine par le brûlage des corps et le midrach et le reste de la communauté ne comprenne toujours pas ma volonté de me marier avec une ashragor mais face à la détermination d’Alionor, ils se réjouissent du « triomphe » de l’amour et la cérémonie est célébrée. Assez courte, elle sera suivie d’un banquet et d’une nuit de noce mémorable. Mais un message de l’académie nous rappelle à l’ordre surtout qu’il a été décidé de plier bagage et de rejoindre la jungle profonde.


Notre professeur ulmeq nous fait subir un train d’enfer, course effrénée dans la jungle sauvage. Nous nous relayons pour porter les sacs des plus faibles, notamment ceux de Vasco le Venn’Dyss et Paco un intouchable ulmeq et d’Alionor. Le felsin superbe combattant refuse de prêter main forte arguant nos liens avec la Maison Ashragor… Bianca et moi avons tenté de lui faire comprendre que l’entraide devait primer mais rien n’y a fait. Je pars mécontent promettant qu’il ne devra jamais attendre mon aide. On se fait bien vite distancer et on perd de vue le professeur et le felsin imbu de sa personne. Le soir arrivant, on décide d’établir un campement. On s’organise assez bien.


Mais au cours de la nuit, des bruits suspects se font entendre tout autour de nous, puis le silence qui ne présage jamais rien de bon. Alionor et moi, de garde entendons un cri précédent des bruits de combat au loin. Bianca et moi nous nous y rendons par la suite. On retrouve le corps du felsin seul mort, déjà dévoré par des félins aux comportements bizarres et hostiles qui ne tardent pas à nous entourer, nous bloquant quelques temps pendant qu’un assaut est donné sur notre camp !
Nous nous y précipitons. Une fois sur place, Paco a succombé, Vasco et Bjorn sont blessés gravement. Les félins s’en vont aussi vite qu’ils ne sont arrivés. Pendant que Bjorn et Bianca montent des feux aux coins de notre campement, au loin, je vois Bjorn mener un conciliable secret avec Bianca. Notons que Je me suis emparé du takschir du felsin pour le rendre à sa famille… le jour où je la retrouverai… dans un premier temps même si le rendre permettrait d’apaiser les esprits et ferait preuve de respect pour leurs pratiques.


A leur retour, Bianca s’interroge sur le fait qu’Alionor est saine et sauve et demande si son frère aurait pu lâcher une malédiction sur nous. Elle s’interroge sur ses pouvoirs d’invocation mais Alionor ne veut lâcher aucune information laissant sous-entendre qu’elle doit être une prêtresse pour pouvoir lancer des sorts. Tout ceci, cette ambiance de mystère et de cachoterie agace au plus au point Bianca qui décidemment n’aime pas ce genre d’attitude comme certains « secrets » qui entourent la communauté kheyza.

mercredi 31 août 2011

Mariage de Jarod controversé

Le noble gehemdal Ulrik Van Schleebeuk (?) avec lequel nous avons sympathisé et sommes entrainés au combat à deux armes a fini sa cure et est reparti dans ses terres sans nous lancer une cordiale et chaleureuse invitation pour lui rendre visite en son château situé non loin d’une ville au nord semblant être à l’embouchure d’un fleuve.


Nous avons cours de Diplomatie avec un ulmeq très impliqué et très bien instruit en la matière. Il se trouve être attaché auprès du Sénat des Constellations. Bianca profitera d’une fin de cours pour l’interroger au sujet de Menlos. Celui-ci la met en garde de ne prononcer ce nom à quiconque. Mais devant son insistance et pour quelque peu étancher sa soif de connaissance, et éviter d’interroger le tout-venant à ses risques, il lui livre quelques données supplémentaires.


C’est une organisation ashragore – même si quelques personnes ashragors se font appeler ainsi ?- où les membres placent l’intérêt de celle-ci au-dessus de toute autre considération, en ce compris de leur propre Maison. Il y aurait des personnes de pouvoir en son sein. Cette association existerait depuis une vingtaine d’années.


Je me suis décidé à me marier et ai fait part de ma décision à Alionor qui s’en réjouit. Je lui indique que je souhaite me marier au sein de la communauté Kheyza (pour ensuite me consacrer à Ashragor et me marier suivant les rites en place). Elle accepte la chose et je pars rencontrer le Rosk pour lui solliciter une réponse favorable à ma demande de mariage. L’homme affable et à l’esprit ouvert me livre une réponse positive même s’il s’étonne de mon choix de vie, d’amour. Il va voir pour faire venir un prêtre, sorte de shaman kheyza pour organiser le mariage .Celui-ci va se passer d’ici quelques jours.


La veille, il nous faudra Alionor et moi se purifier chacun dans une roulette différente et participer avant le mariage du lendemain où hommes et femmes sont séparés jusqu’au mariage proprement-dit (fin de matinée). Ensuite, il se déroule de longues agapes et réjouissances pour lesquelles je prends en charge d’offrir un banquet à la communauté Keyzha de la cité.


Alors que nous sortions un soir, Björn parti se soulager se fait attaquer et ruer de coups par une dizaine d’ulmeqs qui tentent de l’assommer alors qu’il se débat empêtré dans un filet. Nous mettons ses assaillants hors-course ou en fuite et on ne saura rien de plus, ces personnes s’enfermant dans le mutisme le plus complet. Les professeurs s’agacent un peu que nous soyons encore impliqués dans des problèmes et troubles.


Je reçois un message d’un ulmeq m’indiquant qu’au sein du centre thermal le plus important, une personne aurait des infos sur mon père disparu. Il va s’en dire que cette information m’intéresse au plus au point même si l’idée d’une embuscade est bien présente surtout depuis l’agression de Björn. On décide d’y aller car il serait dommage de passer à côté d’une information capitale.


Très vite, on est amené à une table reculée du restaurant de l’établissement où l’on reconnaît Varank le « frère » d’Alionor. On devine déjà avant de s’attabler quel sera le sujet de la discussion. Celui-ci, entouré de 4 ashragors nous accueille et nous indique qu’il souhaite qu’une discussion « cordiale » voire au pire du « discret mépris » s’engage. Nous parlons en ashragor.


Il nous informe disposer d’un document et d’informations récentes sur mon père. Mais pour l’avoir , il me faut renoncer au mariage. Je refuse poliment lui indiquant qu’il me redonne espoir néanmoins quant à une possible réponse à mes questions (est-il en vie ? pourrait-on un jour le retrouver ?). Il s’attendait à cette réponse et souhaite augmenter l’offre a minima par d’autres avantages. Je refuse catégoriquement, outré de placer mon amour envers Alionor dans une balance et de voir qu’il pense pouvoir « acheter » ce dernier. Il reste avec Bianca et se propose de la corrompre pour qu’elle me convainc de changer d’avis en échange d’infos sur Menlos. Elle refuse par loyauté se disant qu’elle aura des infos et qu’un jour, ils se recroiseront et qu’il lui révèlera les infos, sans contrepartie. L’entretien se termine sans avoir profère une menace, à peine voilée.


On décide à notre retour de recruter quelques personnes pour assurer une bonne garde la veille, lors de la veillée chez les Keyzhas. Sur les 666 guilders d’écume que nous avons, je prélève 275 pour nous assurer les services d’académiciens et professeurs soit plus d’une quinzaine de personnes. La nuit se déroule sans encombre et au matin, 2 gehemedals, 2 professeurs ashragors dont l’Empoisonneur, un ulmeq, un felsin restent pour la suite des cérémonies par intérêt ou curiosité.


Alors que le mariage allait être prononcé, un brouillard léger jaunâtre et verdâtre s’avance vers nous et endort une majorité des gens présents. Seuls les plus résistants résistent. Je suis très vite pris sous les flèches de deux archers à chaque extrémité extérieure du campement.
Bianca se débarrassera des deux assaillants tandis que je mets à couvert. Alionor, elle n’est pas visée et évanouie.


Une monstrueuse créature s’avance. Près de 3 m. de haut, bleue avec deux bras « humains » en dessous et deux autres bras énormes. Les gens encore valides s’élancent au combat et l’entourent. A la première passe, elle tue net un ulmeq d’un coup d’épée. Ensuite, les échanges sont équilibrées, personne ne touche ou ne se fait toucher. A la fin, Bianca parvient à porter un coup dans le dos de la créature. J’étais monté au combat et pendant qu’elle me visait et qu’on lui exhortait au loin d’en finir, tout à chacun lui porte le coup fatal. A sa mort, son enveloppe explose et nous devons subir un énorme contrecoup dû à la déflagration. Il ne reste plus qu’un corps d’humain à l’intérieur…


Les uns et les autres sont réveillés et soignés. Et on pousse le shaman à finaliser la célébration pour mettre fin aux hostilités…

jeudi 25 août 2011

Les cours se poursuivent

Avec Alionor, cela se passe très bien. Je pense à ce qu’on aille plus loin ensemble (se marier). Elle souhaiterait avant d’envisager un mariage que je rejoigne la foi d’Ashragor. J’y réfléchis profondément. Elle n’est pas encore mariée, juste promise et notre mariage pourrait la « sauver » de ce mariage forcé.


Il faut aussi dire que j’ai déjà juré fidélité à Ashragor à Toholl, sous la contrainte il est vrai. Mais vu les circonstances et les personnes impliquées, je pense taire cette allégeance et cet épisode. Je préfèrerais confirmer cela auprès d’Alionor que de devoir lui révéler cela, et lui éviter d’être mêlée à des choses fâcheuses. Pour ma part, mon intérêt à Ashragor sera plus positif que cet épisode précédent de torture.

Il est évident que cela me marquera d’une manière forte mais le cœur a ses propres raisons. Il me faudrait encore réfléchir à la question avec les membres de ma famille, voir comment le mariage s’entend au sein de la communauté des Kheyzas.


Bianca de son côté s’est vu refusée tout net tout cours de « poison » avec le professeur ashragor. Elle essaie aussi sans succès d’arriver à suivre des enseignements de prêtrise. Le jeune prêtre doute encore de sa foi (respect des devoirs et pêchés), et de sa conviction. Elle essaiera bien de « monnayer » ma conversion comme « ticket d’entrée », mais le jeune prêtre n’est pas dupe et a bien compris que je le ferai certainement de moi-même, par amour…


En marge de cela, le groupe de Bjorn n’est pas encore revenu de son escapade dans la jungle. Un groupe composé d’ulmeqs part à sa rencontre. Quelques temps plus tard, nous apprendrons par un messager que le groupe de Bjorn a été retardé par les soins et le transport apportés à un blessé grave.

Nous remarquons aussi la présence d’un nouveau serveur au petit déjeuner parmi les domestiques de l’Académie. Nous l’avons déjà vu et le connaissons comme étant vraisemblablement un membre de cette maffia locale qui a fait main basse sur la section des Intouchables. Nous en référons aux professeurs qui disent faire le nécessaire et nous remercierons de notre intervention alors que plusieurs personnes sont malades, probablement empoisonnées.


On apprend (ou subit c’est selon) l’histoire, les différentes Maisons, les Rivages, l’Ecume (sorte de tsunami qui précède l’apparition du Continent), les mesures et valeurs marchandes dont l’Ecume ce métal apporté sur les Rivages par l’Ecume, la cartographie, le Sénat de la Constellation, et son rôle de lien entre le Continent et les différentes Maisons. Je suis assidument les cours de calculs avec Alionor entre autre, dans le groupe de tête.


Par la suite, on se déplace encore plus à l’intérieur des terres, dans un complexe thermal bordé d’une soufrière. On y suivra des cours de commerce et de marchandage.


Bianca qui se désespère de ces cours, se propose d’organiser des joutes amicales, discrètes et secrètes de combat et lutte à mains nues. Au départ, nous sommes réunis avec 6 membres de l’Académie. Nous avons largement le dessus sauf Bianca qui se fait rétamer par la pratique des arts martiaux du felsin. Nous terminons la soirée à l’auberge – les gehemdals étant plus intéressés par cet aspect festif - où l’ulmeq propose de « s’ouvrir » à des personnes sur place.

De fait, nous invitons entre autre, un chevalier gehmedal en villégiature et en soins pour son dos qui pratique les combats avec grande maîtrise. Il est stupéfait par la maitrise de Bianca et n’hésite pas à s’intéresser à nous et à accepter à nous montrer quelques passes le soir de combat à deux mains (épée et bouclier) ce qui nous enchante depuis le temps que nous cherchions un maître !


Un professeur finit, de fil en aiguille par rejoindre notre club privé de combats. Il s’agit du professeur Venn’Diss, spécialiste d’économie mais qui est aussi un gai luron, un véritable aventurier. Il est déjà arrivé fort enivré et râle un peu de devoir nous faire la leçon. Il participera à un combat qu’il remportera contre un ulmeq « intouchable » probablement ouvrier au sein de la soufrière.

Au lendemain matin, il nous indique que s’il y a un problème, ce sera notre responsabilité. Nous n’y participerons plus et suivrons gentiment notre cursus. Les semaines ont passé, et continuent de passer…